Répertoire du Théâtre français à Berlin. Mfâ. LE SOURD, OU L'AUBERGE PLEINE. COMÉDIE EN UN ACTE, PAR DESFOBSE S. Prix: 15 Sgr. (12 gÛP.) mwmims, chez Ad. Mt. Schlesinger, Libraire et Éditeur de Musique, unter den Linden No. 34. 1 8 3 0. Le théâtre représente une salle à manger d'auberge. Au fond, en montant quelques marches, on arrive à une chambre à coucher; à droite, deux portes de cabinets; à gauche, une cheminée, et la porte qui conduit dans l'auberge. tiKS' H* Scène I. M. D OLIliAN, M. D'ANIÈRES, faisant un piquet à une table à droite. D'ANIERES tire sa montre. Ah ça! mais dites donc, heau-père, cela n'arrive pas celte jeunesse - là, et voilà qu'il se fait tard, au moins . . . Onze heures du soir! D'OLIISAN. Vous êtes l>ien pressé, mon gendre ... Un moment . . . Je l'attends pour sur aujourd'hui . . . Kll<:s se seront arrêtées pendant la chaleur du jour, pour continuer leur route à la fraîche . . . Une heure plus tôt, une heure plus tard, dans cette saison, cela ne fait rien . . . Tenez, voyez ce coup . . . Quinte, quatorze ... et le point. D'ANIEKES. Un moment, je ne suis pas capot . . • Non . . . J'ai l'as de carreau. D'OLIBAN, riant. C'est ma foi vrai : mais voilà votre femme qui arrive . . . vous le serez de reste, mon ami. t 1* 1 4 D'ANIKRES. Ah! ah! ah! les femmes font donc leurs maris capots quelquefois? ... Eh bien! c'est drôle cela . . . Mais il y a un moyen pour ne pas l'être. D'OUBAN. Lequel?... Vous seriez bien malin si vous l'aviez trouvé. IV ANIKIÎKS. Eh bien! ... je suis malin, car je l'ai trouvé ... 11 est tout simple... Il n'y a qu'à ne pas jouer au piquet avec elles. ll'OLIBAN. Savez-vous bien que vous avez de l'esprit, mon gendre? D'ANIKRES. Moi! si j'en ai . . . plus gros que moi; et ce n'est pas pour dire . . . Eh bien! personne ne veut le croire, paf jalousie de mon voyage à Paris, qui m'a formé prodigieusement; car si vous m'aviez vu avant, j'étais bête! j'étais bêle! à faire plaisir! D'OLIB AN. Vous avez raison . . . vous êtes bien changé! D'ANIERKS. Oui . . . moi? ... Du tout au tout; au point, voyez- vous, qne je ne me reconnais pas moi-même ... Je vous décoche un joli petit canembonr. D'OLIB AN. Calembourg- vous voulez dire? . . . D'ANIKRKS. Oui, caneinbour, calembourg ... On sait toujours bien ce que cela veut dire. D'OLIBAN. Cela veut dire que cela ne dit rien. D'ANIKHKS, Êtes-vous fort sur les calembourgs . . . Tenez, je vais vous eu dire quelques-uns. (.Lazzis à la voloiuû et au choix île l'acteur.) D'OLIBAN. Et c'est à Paris que tous avez, trouvé tout cet esprit-là? D'ANIRRKS. Oui, ma foi • . et cela m'a coûté cher an moins, beau- I>ère! . . . Mon voyage de Paris me revient à plus Je mille écns! . . . yu'est-ce que je (Vis, mille écusî plus île trois mille francs! Aussi quand j'ai vu que je gaguais de l'esprit d'un côté, et que je perdais de l'argent de l'autre, j'ai dit: Voilà assez d'esprit à présent . . . mais comme on n*a jamais assez dargent, disposons le papa d'Oliban à me donner sa fille, et allons faire la hoce dans mon pays . . . Dit et fait . . . Vous êtes veuu bravement voir le local . . . joli, n'est -ce pas ? . . . C'est bien le plus joli local de tous les locaux. D'OLIBAN. Il faut bien que je l'aie trouvé tel, puisque j'ai écrit sur- le-champ à ma fille de partir avec sou amie, pour venir voir la terre que je viens d'acquérir dans notre voisinage, près de la Fontaine de Vaucluse. I>'ANIK1ÎKS. Vous ne lui avez donc pas écrit qu'il s'agissait de son Mariage avec moi. D'OLIBAN, Non . . . D'ANIKBBS. lit pourquoi ça, beau-père? ... Il fallait le lui écrire; cela lui aurait fait plaisir à cette chère enfant. D'OLIBAN. Eh! non, je n'ai pas voulu... pour lui ménager le plaisir de la surprise. D'ANIKBBS. Ob! le bon papa d'Oliban, qui pense à tout . . . Comme elle va donc être couteute! la pauvre petite! . . • elle est charmante, d'honneur; et ce sera la perte du Comtat . . . quoique nos fillette! ici . . . heiu! . . . elles ne sont pas mal an moins, nos fillettes !... Je dis nos fillettes, notre pays ... I e " eu suis pas ... je suis original de Champagne, inoi . . . ,u oi ... et mes soeurs. ' •'est . . Enfin bref, il descend de son cheval, et il me le lionne à conduire à l'écurie . . Je lui dis qu'il n'y a pas de place pour son cheval à l'écurie, ni pour lui à l'auberge, comme madame me l'a ordonné . . Savez-vous ce qu'il me répond ? . . Que son cheval est une belle bête, qu'il faut q" e j'en aie bien soin . . J'ai beau crier, il n'entend pas mes raisons; . . il me donne cinq francs pour boire; sans se gêner) et il s'en va en me laissant son cheval . . 11 a bien fallu !«' trouver une place à c'te pauvre bête; . . et je suis venu vous conter tout cela, afin que vous avisiez à ce que vous avez à faire. Map. LEGRAS. Tout est vu; . . il ne peut pas loger ici: . . il n'y B P' |S de place . . Quant à son cheval, s'il ne gêne point, il n'y 11 qu'à le laisser; il viendra le reprendre où il l'a mis. Ut l'Ai ! FIU.MKR. Il ne gêne pas du tout, madame . . C'est une belle bête m vérité . . j'en aurai soin . . Vous, madame, chargez-vo"» du m.litre. (// suri.) IHad. LEGRAS. Le voilà comme chez lui . . Il est bel homme; . . c'e** lotit jeune . . Quel dommage qu'une pareille infirmité" . . ( lions pourtant de lui faire entendre que je ne peux |>' |S loger ici . . (y/u voyageur en criant) Monsieur, je suis bie" mortifiée . - LE voyageur. Pas tant, madame . . il a fait fort beau aujourd'hui, I e vous assure. Mad. léguas. Quelle réponse! . . (.Toujours en niant) Mousieur, je " c l»ns pas vous loger . . LE VOVAGKI R. madame, j'ai trouvé le chemin superbe pour Toyager- 13 Mad. legras. Voilà une plaisante conversation: . • il me parle fUail ,em l's, quand je lui parle pluie . . Voyons donc encore une foi » • • {Elle crie plus fort.-) Monsieur, je suis au désespoir. LE VOYAGEUR. Hein! . . ah ! et moi aussi, Madame; . . cela fait on ma S"nifiqne coup d'oeil le soir . . J'ai été tout étonné, vrai- Ule| U ici; . . c'est la première fois. Mad. LEGRAS. 11 n'y a pas moyen d'y tenir. Il'ANIKKKS, r/ans la COulisM. Madame Legras! madame Legras! Pétronille! . . Mad. LEGRAS. Allons, voilà M. d'Anières qui m'appelle • . je vais lui ] " e amie; . . tu fais bien de m'en faire souvenir, car j'ai & et distractions; . . et cela est cause que . . (Il lui donne une pièce de monnaie,') PETRONILLE, « madame Legras qui arrange tout sur la table. Tenez, madame, voyez un peu.. Ah! bien, qu'il vie»"" souvent ici des sourds qui aient de pareilles distractions! • Je ne suis pas intéressée, mais je le servirai de tout J n ° n coeur. MAD. LEGRAS. Il est inconcevable, cet homme . . Ah! ça, mais cep e clan!, Pétronille, écoute donc, ma fille; il ne peut pas reS ' e là décemment ; ces messieurs et ces dames qui vont ve" 1 • qui ont fait faire un repas à part; . . tout cela . . PETRONILLE. ^ Eh! madame, que vous importe? . . Je me fais f° r ' tout.. Allez vous reposer:.. que vous en avez de besoin Laissez à moi le soin de toute cette afFaire. <. i 15 LB VOYAGRXIR, « lui-même, et tirant sa mnnlrr. On soupe tard ici . . II faut que je parte à la pointe «lu ï 0 """ . . J'ai faim, soif et sommeil . . La fille! la fille ! . . . Mtroniiie s'approche ,u lui.-) Ah ! te voilà . . eh ! bien, quand mange-t-on dans ce pays-ci? PETRONILI.K. Tout-à-Fheure, monsieur. LE VOYAGEUR. Non, ce n'est pas cela que je te demande . . Que diable, ' e sais bien que tu es gentille; mais moi, j'ai faim. Mad. legras. Eh! bien; . . on te fait des complimens, ma fille, . . '« dois être conleute. PETRONILLE. Ah ! cela m'arrive assez souvent, soit dit sans vanité.. . Mais voilà tout notre monde . . Que vont-ils dire quand ils ,e Verrout-là? Scène VIII. Les Prkcédens, M. D'OLIBAN, D'ANIÈRES donnant la main à JOSÉPHINE el à ÎSIDOKK. JOSEPHINE et ISIDORE, voyant le voyageur. Ah! Dieu! (t* voyageur ne tourne pas la tête, cl ne se dlrange pas.) D'ANIERES. Eh! bien . . Qu'est-ce que vous avez donc, vous autres? D'OLIHAN. Qu'est-ce que c'est que cet étranger qui est-là fort tranquille à feuilleter son agenda, et ne s'aperçoit seulement pas eu qu'il entende. (Criant iris-fort.) Monsieur, il n'y a point de couvert ici pour vous;. • ainsi ayez la bonté de vous en aller. {fendant ce commencement île scène, M. d'Oliban se place an bout ,1e la taule, vis-à-vis le voyageur; Joséphine et Isidore, au milieu; mais de manière à laisser une place libre entre elles.) LE VOYAGEI'K. C'est une tyrannie que ce g enre de politesse - là ; . . elle a pourtant sa douceur . . Allons, monsieur, puisque vous le v Oulez absolument ... (// se lève, et va se placer entre les deux ,e * ' D'OLIRAN. Encore une lois, qui nous en empêche .. puisqu'il est SOtir*' ■ * i;> D'ANIERES. C'est égal . . c'est un étranger - . D'OLIKAN. Tenez . . il ne pense pas à nous seulement . . il mange. D'ANIERES, au voyageur. A faire trembler . . Avale, avale notre souper . . JOSEPHINE. Mais vous qui parlez, mon père, vous ne mangez pas . . D'OLIKAN. le m'amuse de l'appétit de ce jeune homme . . il dévore, tout en vous regardant l'une et l'autre avec des yeux ... Il Parait qu'il n'est pas ennemi des daines. D'ANIERES. Oh! oui . . cela fait un aimable convive, en vérité . . Il inange tout, boit tout, ne dit rien, n'entend rien. ISIDORE. Il faut que je m'amuse à faire la conversation avec lui. D'ANIERES. Oui . . une jolie conversation! à bâtons rompus . . vous lui parlerez blanc, il vous répondra coquelicot. ISIDORE. Il se fait bien des conversations comme cela entre gens qui ne sont pas sourds. JOSEPHINE. Pourquoi s'amuser du malheur de ce jeune homme? n'est- il pas assez à plaindre? D'OLIHAN. Ma fille a raison, ma belle demoiselle, les infortunés ont droit à notre compassion. ISIDORE. Le grand mal de questionner et de rire de ses réponses, 9«i probablemeot seront singulières. (Sn ce moment, d'Ànièrcs va pour prendre un morceau dans le plat. Le Foijageur le fra/fite de vitesse, et s'en empare lui-même.) [2* ] 20 D'ANIMES. Eh ! bien, coinment le trouvez-vous ?.. il me prend justement le morceau que je voulais. . Ah! passe pour être sourd, mais il n'est pas aveugle- ISIDORE. Voilà bien «lu bruit pour une aile «le perdrix . . D'AMBRES. Je n'aime que cela de la bête • • ISIDORE. Ah ça! je commence, et je vais crier bien fort . . Mo"" sieur, est-ce de naissance, ou par accident, que vous ave? cette fâcheuse infirmité? LU VOYAGEUR. Non, Mademoiselle, je suis venu pour affaire. D'ANIKHES, teintant île rire. Ah! ah! , . je ne suis pas taché qu'il soit venu maint*" liant, il m'amusera. LE VOYAGEUR. Et même pour une affaire sérieuse, et très-sérieuse. ISIDORE, criant. Vous voudrez bien nous la dire, j'espère? LE VOYAGEUR. Mon père ; . . non, Mademoiselle, c'est un oncle que j i11 dans ce pays-ci, et qui veut marier ma cousine à une esp« ce d'imbécille, et coutre son gré, comme de raison . . Mais > n °" oncle est bon, et je vais dès demain tâcher d'arranger l eS choses de manière à ce que nia cousine échappe à ce H» 8 *' heur-là, que je crois le plus grand de tous. m'ameres. Il a raison, beau-père . . . Vivent les unions assortie*'' une celle de votre f plus joli petit ménage - comme celle de votre fille et de moi . . Nous allons fai' e (// rit niaisement.') LE VOYAGEUR. Il ne faut pas rire de ce que jf dis, Monsieur. 21 d'anieres. Est-ce que je ris de ce que vous dites? LE VOYAGEUR. Ma cousine est charmante; son prétendu est un sot, et sil fait le méchant, s'il ne se retire pas de bonne grâce, je **> coupe les oreilles, c'est sûr . . Ah! je n'aime pas qu'on B*ne les inclinations des daines • . Ma cousine en a une . . ™le aime un jeune homme qui a du mérite, et qui est son «■itj et le galant du pont d'Avignon sautera dans le Rhône, s d ne prend son parti en brave. D'ANIKKKS, tenant un verre uu'il allait vider. Peste, Monsieur, comme vous y allez, comme vous coupez les oreilles. LE VOYAGEUR. A vous, Monsieur . . De tout mou coeur, j'ai l'honneur ™e l>oire à votre santé. JOSEPHINE. Mais nous avons soupé . . Si nous nous retirions. d'oliiiax. Tu as raison, ma fille . . Il faut au moins prendre deux 0,1 trois heures de repos avant de repartir. ( Tmu le momie l'iiiic la table.') Ah! ah! nous avons donc soupé! d'amures. Oui, lui . . . mais, moi . . . Pétronille! PETROMLLE. Monsieur ? d'anieres. La carte. PETROMLLE. Tout aro . . Un instant. LE VOYAGEUR. Ceci s'appelle le quart-d'heure de Rabelais .. . Il faut délier les cordons de la hourse . . Allons . . (// tire un* petite et on appétit. ISIDORE, il Jas/phine, et riant. Voyons comment cela finira. LK VOYAGEUR, « Madame f.cgras. Madame, peu satisfait de tous ses égards, de toutes ses attentions, monsieur veut encore payer quarante-cinq sous pour moi; comme si j'avais besoin de quarante-cinq sous pour payer mon écot ... Ah! en vérité, Voilà la première fois qu'on me tait éprouver une pareille humiliation. . trop d'hon- "Êieté devient quelquefois un outrage. D'AMKHKS, criant très-fort. Mais, Monsieur, permettez . . . Je . . JOSEPHINE. Quand vous crierez, Monsieur, il ne vous entendra pas davantage. ISIDORE. Voilà de l'encre et du papier; écrivez-lui. IïI.ad. LKGRAS. Mademoiselle a raison, c'est le plus court. d'amekes. Oui; mais reste à savoir s'il saura lire à présent. JOSEPHINE. Commençons par voir si vous savez écrire, Monsieur. n'ANIERES. Oh! comme c'est méchant!. . Si je sais écrire. . Demandez, demandez dans ce pays-ci mes hillels-doux ; . . . vous v *frez le style, la peinture . . . Ah! ah! ah! cela me lait 24 sonvenir • . P^tronille . . tu porteras de l'encre, et «lu papier dans ma chambre, une bonne plume, et deux chandelles; je veux écrire à tous mes amis pour leur faire part de l'arrivée de ma femme . . avec des pains à cacheter . . . PETRONIM.K. Cela suffit, Monsieur. Le voyageur. Tiens, la fille, si l'on ne veut pas de mon argent, I e voilà, je te le donne . . prends, mon enfant . . Je suis généreux aussi, moi . . il n'y a pas que monsieur. D'ANIRHRS, après avoir écrit. Il n'y a pas que . . (.Au voyageur, lui présentant U papier sur lequel il vient d'écrire.} Tenez, Monsieur, lisez . . puisque vous n'entendez, pas. il faut bien vous écrire. ihazzis et charges.) LU VOYAGEUR, lit tout haut. „Monsieur le sourd," (» tFAnOrti.) Comment ? Monsie ur le sourd! n'ANlRRES. Non, il ne l'est pas peut-être . . On tirerait le cano" auprès de lui, qu'il vous répondrai! : Dieu vous bénisse . • LR VOYAGEUR. Oui, j'en conviens; c'est le canon dans la dernière '» a * taille qui m'a rendu celte oreille-ci un peu dure . . Mais* du reste, Mesdames, je crois avoir répondu à-peu-près juste à toutes les attentions de monsieur, et de la société. ISIDORE, riant. Oui, à-peu-près. (« Joséphine.) Il est charmant. LR VOYAGEIK. fit puis d'ailleurs, est-ce qu'on écrit: Monsieur le sourd" Si j'avais, par exemple, à écrire à un butor, monsieur, ■ | est-ce que je lui écrirais: Monsieur le butor? . . Vous q«" '"'-s si bien «levé . . ah! ah! . . Bofiu voyons • . „ Monsieur le sourd (puisque sourd il y a), il est bon PETRONILLE. Tout le monde no tous ressemble j»as, monsieur; von» avez une oreille dont vous êtes plus sourd que monsieur de» deux siennes . . Allons, voyons, payez, dépêchez-vous, 'I" e j'aille achever mon ouvrage, et que madame, ainsi que la compagnie aille reposer . . Çu'il se fait tard! D'OLIHAN. Allons, monsieur, finissons, ou je vais payer, D'AN 1ERES. Non, ce n'est pas cela . . mais demain on comptera comme ce soir . . et puis il y a des restes . . on v erra . . ISIDORE. Monsieur, vous avez forcé cet honnête étranger à payer., il l'a fait; imitez-le, ou nous allons payer nous-mêmes. D'ANIERES. Ah! mon dieu! quelles têtes! . . Eh! bien, tenez . • VOyOllS, madame LegraS . . [Il compte trois pièces de cin,/francs dans la main de madame Legras , qui lient encore telle ,/ue lui a donnée le voyageur.) Tenez . . cela fait-il votre compte? Mad, LEGRAS. Monsieur, il en manque une. D'ANIERES, en s'en allant. C'est pour la fille. IHAD, LEGRAS. Dites-donc, monsieur d'Anières? D'ANIERES. Eh bien ! quoi, madame Legras ? voyons, nous gomme* quatre. {Comptant les pièces de dut/ francs r/ue madame hegras a il'"" 1 sa main.) Une, deux, trois et quatre. MAD. LKGRAS. Oui, mais celle-ci est celle de ce monsieur qui m'a payée avant vous. D'ANIERES. Et pourquoi la gardez-vous? cela embrouille, cela dérange., {'liront de sa poche la dernière pièce de cin,/ francs.) 1 ClW'i madame Legras , . cela fait maintenant votré compte. v^J 27 MAD. léguas. Oui, monsieur, je vous rends grâces. D'ANIERES. PETRONILLE. D'ANIKRES. Va «réparer ma chambre . . que j'aie au moins deux heures de repos: heureusement, je dors très-vite. (/ci le voyageur monte dans la chambre à coucher.) Pétronille? Monsieur? Scène X. (Celle scène est simultanée, pendant quelques inslans. dans la salle d'une pari d'Qliban, d'Anière», Joséphine, Isidore, Mad. Legras. De l'autre , dans la chambre à coucher, vis-à-vis, le voyageur cl Pétronille qui arrive avec une bassinoire.) Mad. legras. Trouvez bon, Messieurs et Mesdames, que je vous Quitte . . S'il vous fait besoin de quelque chose, vous avez l 'es sonnettes à la tête du lit; vous sonnerez, et Pétronille viendra sur-le-champ, Ron repos que je vous souhaite! (Elle sort.) D'OLIBAN. Venez-vous reconduire ces dames, d'Anièresî D'ANIKRES, s'asseyant à table. Ma foi non . . je n'ai pas soupé . . je vais manger un morceau, boire un ou deux coups, et puis j'irai me coucher . . ma chambre est là, à côté . . Ainsi donc, adieu, Mesdames, adieu, beau-père, bon appétit, dormez bien . . A demain . . nous partons à bîx heures pour votre ch;1(eau . . c'est-à-dire inon château, car demain j'épouse votre fille . . D'OMIIAN, bas à sa ./Mr. Retirons-nous, ma fille; je ne veux pas te sacrifier . . je t'aime . . viens, mon enfant, viens, nous causerons . . A demain, monsieur d'Anières. 2S D'ANIERKS, buvant. A la vôtre, cher beau-père; et à celle «Te ma future • • {Tl'Olibnn sort arec les dames. d'Amen» reste seul à /mire et à manger. Dans cet intervalle , on voit 1''trouille entrer avec une lumière et une bassinoire , tlans la chambre vis-à-vis. Klle pose sa lumière sur une table, et se met en devoir de bassiner le lit. Arrive te voyageur.) LE VOYAGEUR. Mon curant, tu te donnes une peine inutile, jamais je " e lais bassiner mon lit. PETKONILI.E. Aussi, monsieur, ce, n'est pas le vôtre «pie je bassine. LE VOYAGEUR* Non, je te le «lis . . je dormirai bien sans cela . . on prétend que cela délasse . . point du tout . . la chaleur ua* turelle, mou enfant, la chaleur naturelle. PETHOMI.I.E. Qu'est-ce qu'il veut dire avec sa chaleur naturelle? LE VOYAGEUR, lui passant la main mus le motion. Voilà une brave enfant, . . quelles complaisances elle « eues pour moi . . aussi je ne sortirai point d'ici saus lui donner «les preuves «le ma reconnaissance. PETROXIM.E. J'en ai déjà quelques-unes . . 11 est tout aimable en >( ' rité . . l'ourlant il ne peut pas coueber dans celle chambra" un lit n'est pas comme une place à table . . Je n'ai d'au' 1 * parti à prendre que «l'aller avertir M. d'AuièreS . . il a W* d'esprit qu'il saura bien se tirer de là . . (lillc descend dans la salle a manger.) LE VOYAGEUR. A présent, me voilà chez moi. {Il ferme la porte a double tour.) l'KTRONILLE, à 111. d'Anières. Monsieur, tandis que vous vous amusez ici à re£a£» er un peu de votre argent, je viens vous dire que le sourd est dans votre chambre, et peut-être déjà dans votre lit. 29 d'aNIERES. Comment diable ! . . c'est donc nn enragé que ce sourd- 1J • . Je m'en vais bientôt le faire sauter . . allons, allons, •toarchong. [Il va à la port» ** fraçp? Iris-fort.) Jlolà, lié, mon- sie »n- le sourd . . il n'est pas question de cela; il me fant *>a chambra. Le voyageur. Comme on est tranquille dans celte auberge! . . on en- 'eadrait une mouche voler . • J'aime cela la nuit, parce Weufio le repos, le sommeil, le calme . . (// mai*.) d'ameres. Qu'est-ce qu'il dit donc? PETRONIU.E. H s'étend dans votre lit, et se félicite de la tranquillité qu'on trouve dans cette maison. d'anieres. Il n'est pas question de cela; je m'en vais enfoncer la Porte . . 11 me faut ma chambre. PETROMILIiE. Ne faites pas un pareil vacarme, monsieur, vous allez réveiller toute la maison . . Faire un tel bruit à quatre heures du matin t d'anieres. Je m'en moque, moi; je veux ma chambre; je Paipayée; ainsi je la veux . . Je me soucie bien que les autres donnent tranquilles, ,,,iand je n'ai pas de lit; . . cela m'est égal, j'enfonce . . (// ilonnc des coups Je pied dans la porte.) LE VOYAGEUR. Diable! . . il paraît que le vent tourmente bien cette Parte; . . il n'y a qu'à mettre cette commode contre. l'KTRONILLK, h il'Jnieres nui frappe toujours. Finissez votre tintamarre, ou je vais appeler madame. 30 d'ANIERES. Appelle le diable si tu veux ;.. moi je veux ma chambre. (// recommence à frapper à coups redoublés.) Scène XI. Les PitKcinENs, DOLIBAN, JOSÉPHINE,ISIDORE, Mad. LEGUAS, qui accourent au bruit, TOUS. Eh! mon dieu! qu'est-ce donc que tout ce tapage-là 1 d'anieres. Eh! c'est cet infernal sourd, qui s'est logé dans m 3 chambre; . . il n'y a pas moyen de lui faire entendre raison- d'oliba*. Comment! il s'est emparé de voire chambre? d'anieres. Eh! vraiment oui, . . vous le voyez bien . . Mais I e l'emporte d'assaut. JOSEPHINE. 11 est militaire, . . il pourra bien soutenir le siège. ISIDOIIE. Et le faire lever, monsieur d'Auières. d'anieres. Oui parbleu, je le ferai lever, . . je ne quitte pas e e " e porte. (// recommence h frapper «a criant. Ho ! hé! monsieur I e sourd, . . je veux ma chambre. MAD. LEGRAS. Mais, monsieur, vous effarouchez tous les voyageurs V" •soin cher moi; . . vous allez discréditer ma maison • • s aI> " pelletai mes R ens, et je vous ferai conduire chez le juge. ;ji » d'anieres. 11 n'y a pas «le juge, madame, qui avec du jugement ne inge qu'il me faut ma chambre . . L-'ai-je payée, . . °"i • • ou non? MAD. LEGUAS. Eh! tenez, monsieur, voilà votre argent; et pour dieu, laissez-nous en paix. d'anieres. Non, madame, jo ne veux pas de mon argent; je veux n,a chambre; je ne coucherai pas dans mon argent, peut- el, ' e ; au lieu que je dois et veux coucher dans ma chambre. MAO. LECHAS. Patrouille, va vite, mon enfant, me faire venir du monde, pour mettre à la raison cet homme qui met le désordre dans ,u a maison. I,E VOYAGEUR. J e suis pourtant bien malheureux! TOUS, icoulant. Un moment, le voilà qui parle . . écoutons ce qu'il va «lire. LE VOYAGEUR. Oui . . oh! c'est le pins grand de tous les malheurs que 'l'être sourd! . . cette maudite batterie qui part à cô(é de ln *i sans m'avertir . . Le jour, cela va assez bien; le monument des lèvres me fait deviner; et 1rs trois quarts du * e "i])s, on ne s'aperçoit pas de mou infirmité, parce que j'ai le tact pour répondre toujours juste. d'ambres. Oui.. quelle justice! LES AUTRES, avec humeur. Ecoutez donc, monsieur. d'oIiban. Mais taisez-vous donc, d'Anières. D'ANIERES. Oh! mon dieu, beau-père . • on ne peut donc plus par- ter à présent? 32 TOUS. Taisez-Yon» donc. (//s icoutttti twêC lu plus grande attention»') LE VOYAGEUR. Voilà qui est à merveille pour le jour . . mais la nui') et dans une auberge encore! . . Celle-ci est excellente; ' a mattreafte charmante, la société infiniment aimable . . à l'exception d'une espèce d'imbécille qui m'a ennuyé . . D'ANIKRKS, h d'OUban. Dites donc, beau-père, comme il vous arrange! LE VOYAGEUR. Jusqu'à la petite femme-de-chambre, tout est au mieux •• Maïs sont-ils les seuls dans la maison ? . . Ces portes de chambres d'auberge, cela ne tient pas à an clou; . . voye z comme le vent faisait aller la mienne tout-à-l'heure ; . . P ar bonheur . . il s'est apaisé. .Ils appellent ce vent le mistral >• Prenons nos précautioni . . J'ai pour plus de cent mille écn' d'elfets dans mon porte-feuille, et trois cents louis dans m' 1 bourse . . Si je m'endormais, et qu'on vînt à me dévaliser! • • le tonnerre ne me réveillerait pas en tombant à côté de n»<* C'est bien fâcheux! . . Allons . . eh! bien, ne donnons p ilS ' d'ameres. Eh! bien, si tu ne dois pas, rends-moi ma chambre. d'omran. Allons, d'Anières. D'AN I EUES. Vous voyez bien, beau-père, qu'il y met de FeB'***" ment; . . il ne dort pas, et ne veut pas me rendre chambre. LE VOYAGEUR. D'ailleurs, lo jour commence déjà à paraître: aussi bifl* j'ai à écrire à plusieurs personnes, je vais me mettre l'Jj contre la porte, avec mes deux pistolets à deux coups- ^ y a dans chaque canon une balle et deux lingots, . • ce pour le premier qui entrera. 33 D'ANIERES quitte la porte, et, tremblant de frayeur, va s'asseoir sur une chaise à fextrémité de la salle à manger. d'ouban. Eh bien! vous souciez-vous de prendre voire chambre d'assaut ? d'anieres. Non, de par tous les diables, uon: . . c'est un sourd, ça n entend ni rime ni raison ; il le ferait comme il le dit. J'en peur. josephine. d'ameres. ■Ah! ça . . où coucherai-je donc moi? MAD. LEGUAS. Choisissez; . . une heure est bientôt passée sur un fauteuil dans la salle à manger, ou dans la cuisine, sous le Manteau de la cheminée. d'anieres. Voilà de beaux draps que vous in'offrez-là; .. Pétronille, fête-moi ton lit pour cette nuit. PETRONII-LE. Mon lit, Monsieur,' . . je n'y recoucherais plus. d'anieres. Et pourquoi? PETRONIM.E. Dans la peur des rêves. d'anieres. Oh! tu ne serais pas la première que j'aurais fait rêver.. Mais ce damné sourd! . . . Enfin je me décide pour la salle à manger. Là, . . sur deux chaises . . (FoyaM }IM Vît rouille -.'apprête à dessernir ce qui est sur la laide.) N'ète rien, Pétronille, . . voilà ce qui me décide . . ISIDORE. Bonne nuit, Monsieur.. Ah! Pétronille, puisque te voilà, m a fille, . . le café ce matin de bonne heure. te Sourd. Réf. No. 65. t 3 1 34 PETRONILLE. Soyez tranquilles, Mesdames. D'O LIBAN, ironiquement. Dormez-bien, mou gendre. PANIERES. Bon soir, beau-père . . (Tout le monde sort.) LE VOYAGEUR. Je crois à présent que la tempête est tout-à-fait calmée; je puis tirer mes rideaux et penser à mes affaires. (Il lire ses rideaux.*) Scène XII. D AMURES, seul. (Celle scène du lit, et tout ce qui s'y fait et s'y dH$ est à la volonté de l acteur.) Scène XIII. D'AMENES, LE VOYAGEUR. LK VOYAGEUR, sortant île sa rhiimhrc. Allons, il fait grand jour, descendons . . Puisqu'on g«<•/) H n'était pas sourd. Ah! si I e l'avais su . . (An«<) Faut-il donc absolument se battre à 1 épée ou au pistolet pour une bagatelle comme celle-ci î d'orbe. One insulte, . . «me bagatelle! . . Vous n'êtes pas militaire, monsieur, je le vois bien. d'anieres. Non, monsieur, je n'ai pas cet honneur-là. d'orbe. Eh bien! monsieur, puisque je ne puis tirer de vous la satisfaction qui m'est drte par les armes, il faut au moins que vous me la donniez en vous avouant coupable de mauvais procédés devant ceux qui en furent les témoins. d'anieres. Ah! bien volontiers, monsieur; dès que j'ai eu tort, j'en conviendrai devant le monde entier. Je ne vois point de bonté à convenir qu'on a eu tort. D'ORBK, qui a cent un mot. Vous avez «le la sagesse dans ce moment . . II faut lâcher d'eu avoir toujours . . Signez. D'ANIERES. Quoi? D'ORBE. Lisez avant, vous le saurez. D'ANIEIIKS, lisant. «Je soussigné prie M. le chevalier d'Orbe, capitaine de ^cavalerie, de recevoir mes excuses des choses qui ont pu 38 „Ini paraître offensantes dans ma conduite envers luit à ,,1'hôtel Sainl-Oiner à Avignon." 11 faut signer cela? D'ORBE, Oui, monsieur. d'ameres. Mais c'est convenir que je demande grâce . . Oh! «on, monsieur, je ne signerai pas cela. D'ORIÎK, prenant les pistolets. Voilà ma réponse, et finissons; . . car si je vous eun*" yais hier, vous me rendez aujourd'hui le change, je vous en avertis. D'AKIKKKS, Il s'assied a une table. Je signe, monsieur. D'ORTIE. Ajoutez que vous consentez à ce que mademoiselle Joséphine d'Olibau soit mon épouse et non la vôtre. D'ANIRRKS, se levant. Oh! pour celui-là, par exemple ... Je ne vous cédera* point ma femme. D'ORBE , les pistolets à la main. Disputons-la . . Elle vaut bien la peine que l'on combat' 6 pour elle. d'ameres. Ouel homme! grand dieu! ... Il faut toujours se bat** avec lui . . Eh! bien, allons, je vous la cède, et la raiW me l'ordonne. Car supposons que je veuille me battre ( ce que je n'aime pas du tout), de deux choses l'une: ou vo" s me tuerez, et alors je n'épouserai pas mademoiselle Jopépbw* > ou je vous tuerai, et dans ce cas-là il faudra m'en'""' M. d'Olihan ne donnera pas sa fille à un meurtrier . • A»'*'» toutes réflexions faites, je vous la cède, d autant qu'elle f" pas l'air de m'aimer prodigieusement. d'orbe. Cela peut être. D'AMERES, s,ff,ie. Et par ce moyen-là le beau-père me paiera le dédit àe trente mille francs; et en vérité c'est tout gain. 39 D'ORBE. Comment! on vous paiera un dédit! ■ • Vous n'y pense/ PM . . C'est a vous à payer le dédit, suivant toutes les lois, P*i«que c'est vous qui renoncez, et vous le paierez. D'OLIBAN, entrant. Non, d'Orbe . . car je sais votre nom maintenant, ma ""e m'a tout appris . . je l'en dispense; et je me trouve trop "•«•eux de pouvoir donner Joséphine à celui qui la méritait D'ANIERES. Ah! bien, vous étiez là donc .. Il y a de la tricherie «ans tout cela. D'OLIBAN. Non, il n'y a que de la raison . . . C'est M. d'Orbe que 1Ua l'Ile aime ; donc il est clair que c'est le seul époux qui convienne. Il saura la défendre lui; . . . c'est un brave inilit a j re: . . . tant pis pour vous, si vous ne vous êtes pas ln| s ù même de la conquérir. D'ANIRRES. Faut-il encore payer le dédit? D'ORBE. Non, .... mais assister au repas gr. 11. Théobald, ou: le Retour de Russie. 6gr. 12. Madame de St.-Agnès. 6gr. 13. Yelva, ou: L'orpheline Russe. 6gr. La jeune Marraine, 6 gr. Simple i i ' . 6 gr. Lcnnide, ou: la, Vieille Suresne. 8 gr, La Somnambule. 6gr, Le Diplomate, b gr. La Quarantaine. 4gr. Le Cousin Frédéric, ou: Correspondance. 4 gr. 21. La Lune de Miel. 8 gr. 22. La Demoiselle a marier, ou: la première Fnlrcvue. 6 gr, 23. L'Héritière. 4 gr. 24. Le jeune Mari. 8 gr. 25. Le vieux Méfierai, Ggr, 2(i. Le vieux Mari. 8 gr. 27. La Maîirensc. (i gr, 28. La Mansarde dci Artisïos. (igr. 29. La Haine d'une Le nime, ou : le ji'unr lionime A marier, 4 gr, 80. Lfs Parrouueti de la MèVf 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. de la Phi '•rruuuctJ pppe. „ ... . . • *>gr. ai. i ony, ou : |,. H canarda 32. Le CunHdcnt. 4 6gr. 33. Angéline, ou: la champenoise. 6 8*' 1 34. La Mère au bal et la Fille » la maison. 6gr. 35. Marie. Mignot. 8 gr. 36. Av ant, pendant et après. 8 gr- 37. L'école des Vieillard,, 8 g r » 38. Le nouveau Pourceaugnac. 6 gr- 39. La Suite d'un bal tnajq«*' 6gr. 40. 1!" Moment d'imprudence. 6gr. 41. Li'Précepteur dans l'embarras. (igr. 42. Valérie, figr. 43. La second, année. 6gr. 44. Louise, ou : la Réparation. 6g r * 45. La Mère rivale. 6gr. 46. Le Matin et le soir. 6gr. 47. Le Roman d'une heure. 4 g 1 "' 48. La Semaine des amours. 6g r * 49. La Manie des places. 6 g r> 50. Le Menteur véridi.jue. 4 g r " 51. L'Artiste. 6 gr. 52. Michel et Christine. 6 gr. 53. Les trois Quartiers 10g r » 54. Le Conscrit. 4 gr. , 55. La Chatte métamorphosée «" Femme. 4 gr. Hcrnaui, ou: l'honneur Casti 5G. 57. 58. 59. lm>, p. f iclor llupo. La Reine de seize ans. <• K ' L'Actrice en voyage. ■' NlnetU , ou : La petite d'honneur. 6 gr. 60. Philippe. 6 gr. 61. Ma place et ma icnimc. 62. La (in du mois. 4 gr. 63. Monsieur Botte. 8 gr 64. Le Célibataire et marié. 8 gr. 65 Le Sourd. 6 gi 8gr. Honi» 0 * Chez Ad. Mt. SCIILES1NGEK, Libraire et Éditeur de Musiiiuc a Hcrli"» onter drn l.îndcn No. 34.