Répertoire du Théâtre français à Berlin. M 54. LE CONSCRIT. VAUDEVILLE* EN UN ACTE* FAK MM. MERLE, SIMMONIN et FERDINAND. oâoiMsr» chez Ad. Mt. Schlesinger, Libraire et Éditeur de Musique, miter ! MARIE. - A Kh 'juoi! tu ne pleures pas? r. CHARLES. Moi, pleurer! y penses-tu? Pour un lâche on m'prendrait p't'ctrej Quoiqu' par l'amour combattu, J'ons d'ia force et d'ia vertu. ENSEMBLE. CHARLES. Au r'voir ! j'allons de ce pas, etc. MARIE ET GERMAINE. Au r'voir va donc (le co pat Au niair' te fair' reconnaître. Au rVoir ! vas-y de ce pas, A r'venir ne tarde pas. (Il sort.) Scène III. MARIE, GERMAINE, qui a paru sur m porte pendant les dernières reprises de l'air. GERMAINE, à part. Ces pauvres enfans, ont-ils du chagrin . , oh! si j'étais plus riche, Charles ne partirait pas! . . MARIE, s'essuyant les yeux. Ah! c'est tous, madame Germaine , , GERMAINE. Tu as pleuré, ma pauvre Marie! MARIE. N'avez-vous pas entendu le tambour . . il va partir . . GERMAINE. Oni, mon cousin me l'a dit c'matin . . Écoute donc, mon enfant, il faut te consoler, il reviendra! . . et puis tu verras comme il sera changé, il sera beau comme mon cousin Fran- coenr! . . Air t Ils sont les mieux placés. Ton Charles n'a, ma chère. Ni maintien, ni façon ; 7 Ricu n'est tel que la guerre l*our former un garçon. Eu rVciiant, faut qu'tu l'uachc*, Militaire parfait, 11 aura des moustaches. MARIE. Je l'aim' mieux comme il est. GERMAINE. Nous le r'vcrrons, oui certe! l'ourlant je n'ic dis pas yu'il ne fra point la perte Ou d'un' jambe ou d'un bras. Mais alors tu peux m'eroire, l'our prix d'quclquc liant fait, Il s'ra couvert de gloire. MARIE. Je l'aim' mieux comme il est. Scène IV. MARIE, GERMAINE, JACQUES. JACQUES, arrive tenant un panier rond à vanner de l'avoine et quelques autres ustensiles d'écurie. Oh! eh! oh! là, là, là, n'passe pas derrière la grise, petit, quand elle mange l'avoine elle ne connaît personne . • oh'. Ça! elle ne vaut pas les quatre fers d'un . . Ah! vong voilài madame Germaine, tenez, je suis d'une humeur de possédé. GKRMAINE. Tn as de l'humeur, mon garçon? JACQUES. Dam', qu» est-ce qui n'en aurait pas, là! c'est comme un Ml exprès ... il n'y a plus moyen «le rien faire ici! ça ne peut pas durer comme ça . . . non, il faut que ça change!. . GERMAINE. Oui donc le met »i fort eu colère? . . 8 Jacques. Jarni! il y a beu d'quoi! on veut in'faire passer pour un „faignant;" tout-à-l'heure, j'vas clans l'écurie pour donner à manger aux bêles, c'était l'ait, elles avaient déjeuné aussi bien qu'voiis et qu'moi ; j'vas dans la basse-cour pour voir si nos volailles n'ont besoin de rien, l'abreuvoir et la mangeoire étions pleines; j'vas au jardin, pas un coup de râteau à pouvoir donner; vous conviendrez qu'c'est enrageant. gf.hmaim:. Quel mal y a-t-il doue à cela? JACQUES. Comment, quel mal? croyez-vous que c'est agréable pour un garçon d'sentiment d'avoir l'air de manger du pain qu'il ne gagne pas? . . c'est mamzelle Marie qui fait tout! enfin, je n'snis pas exigeant, j'deinande à partager: qu'elle prenne le jardin et qu'elle me laisse l'écurie . . je n'dis rien, mais qu'elle se inéiie d'ia grise, elle ne connaît que moi! . . GERMAINE. Comment, mou pauvre Jacques, tu es jaloux? JACQUES. Pardi ne! tiens! qui n'serait pas jaloux? d'puis sept ans que je sommes à vot' service, ai-je-t-y jamais manqué à mou d'voir? eh! ben, gn'y a pas six mois que c'te petite fille est devenue ma camarade, et c'est toujours pour elle qu'est l'ouvrage . . Marie, fais ceci! Marie, fais cela! faut qu'ea soit Marie qui aille-là! . . pu n'me commande presque plus rien à moi! ohl elle est ben heureuse d'être fille, et gentille encore! car, sans ça . . GERMAINE. Eh! bien, qu'est-ce que tu ferais sans cela? JACQUKS. C'que je Trais, si c'était un garçon? j'disputerions not' emploi à coup d'poing, donc! GERMAINE. Comment, Jacques! JACQUES. Oh! n'ayez pas peur, madame, je n'suis pas fait pour donner une gilfe à nue femme, j'n'ons pus élé éduqué pour ça.. ben au contraire, car dès que mamzelle Marie me regarde 9 (ant seulement avec son petit air doux, v'ià que j'ris d'aise, et que j'aimons cent ibis mieux qu'elle soit une tille qu'un garçon. germaine. A la bonne heure! JACQUES. Et puis, c'est que j'ons une bonne idée sur elle . . vrai.' c'est une pensée . . là . . comme il faut . • MARIE. Je ne sais pas quelle est votre pensée, Jacques, mais demandez à madame Germaine si je ne lui dis pas tous les jours que vous êtes un bon garçon? JACQUES, joyeux. Vous dites ça?.. vrai? . . ah! ben je r'tiens votre parole.. parce que mon idée, voyez-vous, je Tons toujours-là. . j'vous la dirai quand vot' M. Charles s'ra parti. GERMAINE. Ne lui parle donc pas de ça, tu vas encore la faire pleurer. JACQUES. Tiens, vous êtes bonne, not' maltresse, au contraire, il faut que je lui en parle. . dam', c'est que quand il s'ra parti, mamzelle Marie ne me dira peut-être plus: retirez-vous! . . vous m'ennuyez!.. grand „sécot !" que vous êtes bête !.. j'aurai plus d'esprit quand je serai tout seul, (à Marie.) et que vot' petit joufflu de Charles ue s'ra plus-là. Ami On dit que je suis sans malice. Hélas! je ne sais nu'trop, sans doute, C'qui d'vot' coeur lui fraya la route; Dans un jeune amant l'embonpoint Aux yeux d'un' femm' ça ne nuit point. Un homme gras peut plair', je pense, Mais pourtant, pendant son absence, H ne vaut pas, j'en suis certain, Lo maigre qu'on a sous la main, (Ou entend Francoeur chanter dans la cqulisse le refrain de l'air suivant.) MARIE. C'est monsieur Fraucoeur . . ah! comme sa présence me trouble! . . 10 Scène V. Les PB'l'amant ifni m'intéresse, Le coeur plein de tendresse Sut à moi se donner, Et l'on va l'emmener. JACçues, tirant du pain île sa poche. Ils sont dans la tristesse S Moi, je suis dans l'ivresse! Kt dans cett' même ivresse, En atlendant l'dîncr, J'vas toujours déjeuner. Scène VI. MARIE, JACQUES. •1ACOIKS. Eh! bien, mainzelle Marie, est-ce que vous n'allez pas déjeuner aussi? 14 MARK, Cela ne vous regarde pas, laissez-moi tranquille. JACQUES. C'est que j'aurions queuqu' chose à vous dire. MARIE. Je n'ai rien à entendre, et moins de vous que de tout autre. JACQUES, gaîmont. Diable! vous êtes fière, à c'matin. MARIE. Çu'avez-vous donc tant pour vous réjouir? JACQUES. Dame ! j'ons . . . que ... au inoins je ne trouverons plus monsieur Charles sur mon chemin, quand j'voudrons vous dire nu mot ou deux de douceur; et puisque peut-être le dimanche vous trouverez le temps de danser uue contredanse avec moi; gu'y en avait que pour lui, ça finissait par être ,,tanant!" . . MARIE. N'y comptez pas, je ne veux seulement pas vous parler. JACQUES. Bah! vous dites ça aujourd'hui. MARIE. Et je le répéterai tous les jours. JACQUES. Ça vous ennuiera, et puis vous direz: Charles estben gentil, hen aimable, mais il n'est pas ici, qui sait s'il reviendra?., au „lieur" que Jacques n'est pas parti, j'puis l'voir tous les jours; c'est vrai, qu'il n'est pas beau, mais il y en a d'pluS laids, gn'y eu a pas beaucoup, mais c'est égal, gu'y en a, et puis c'est un bon enfant! il m'aime bien! . . . oh! vous direz ça, inamzelle! . . . vous le direz, j'en suis sûr! . . • MARIE. Laissez-moi! vous m'êtes insupportable! peut-on se faire un bonheur du malheur des autres? JACQUES. Qu' voulez-vous, quand l'malheur des autres fait notre bonheur, faut ben finir par eu prendre sou parti: d'ailleurs, 15 tous n'étiez pas si triste, il y a trois ans, quand j'ai tiré au sort. MARIE, pleurant. Allez! je ne vous croyais pas si mauvais coeur. JACQUES, très-é'tonne'. Comment, vous pleurez sérieusement! est-ce que je vous aurions fait d'ia peine à c'poiut-là? MARIE. Est-ce ma faute, à moi, si je ne vous aime pas d'amour? j'avais ben d'iamitié pour vous, ça devait vous suffire, puisque je ne pouvais pas mieux faire. JACQUES, vivement. Vous aviez d'I'ainilié pour moi, mamzellc Marie? vous aviez dTainitié pour moi? et vous ne me l'avez jamais dit?., et v'ià qu'vous me l'dites à présent! . . . Ain: ficslez, restez, troupe jolie. Un tel aveu me defelpcre ! Est-ce bien possibl' ! jarnigoi ! Avant la faute ijue j'vienl d'Cairc, Vous aviez d'ianiitié pour moi? L'amitié d'un' persomi' rhérie, C'nest pas clc l'amour, je l'savons bien, Mais it'la part de Tdlo jolie, Cela vaut toujours mieux que rien. MARIE. Oui, car maiut'nant j'vous déteste! . . . JACQUES. Ah! mamzelle Marie! . . . pardonnez-moi, j'vous eu prie! je n'suis pas méchant! et puis, j'vous aime tant! vous êtes si jolie ! • • • ' MARIE. Comment avez-vous pu vous réjouir du départ d'un de vos camarades, d'un ami avec lequel vous avez été élevé, «l'un pauvre garçon qui est forcé d'abandonner tout ce qui lui est cher. JACQUES, avec sensibilité. Ah! mon dieu! qu'est-ce que vous me dites-là! ... Ça n'a pas été mou idée. 1 MARIE. Et si le malheur voulait qu'il ne revînt pas! ... et qu'à la guerre . . . 1fi JAOQUES. Ah! mamzelle! n'en dites pas davantage ! vrai! vousin'dé- solez l'âme !... croyez-vous que j'avais réfléchi ù tout ça !.. {'disait: il va à l'armée, est-ce que" j'pensais à la guerre! j'di- gais seulement: j'allons être seul auprès de mamzelle Marie, jTaimerons tant, qu'elle m'aimera peut-être un petit peu! car ça s'rait-Ià tout inon bonheur! . . mais je ne veux pas avoir du plaisir, et qu'il y en ait d'autres pour ça qui soyont malheureux! . . . j'aiin'rais mieux soupirer et étouffer du matin au soir ... et puis toute la nuit . . . MAlilB. Air: Du vaudeville de la rolie et les boites. Vous avez ri clos chanc's peu favorables Qui dans l'rhagrin nous ont plonges; Apprenez, donc que des maux d'Ieurs semMaMeS Les boniiêt's gens sont toujours ■JSigfoi D'voiis rejouir vous avez bonne envie, Maïs quant â moi, retenez bien celai J'aimerais mieux pleurer toute ma vie, Que d'jamnis rire à ce prix-la. Tiens, c'est drôle! j'n'ons plus envie de rire à présent ! oh! mais c'est que je ne peux plus rire du tout! j'ons dans l'coeur comme un regret, un remords! . . au fait, elle a raison! . . j'ons eu tort! je în'réjouissions du malheur des autres, et ce n'est pas une réjouissance honnête ! . . Elle l'a ben senti, mamzelle Marie! elle m'a fort heu dit, avec sa p'tite voix douce, qui m'a été-là . . elle m'a ben dit: J'aimerais mieux pleurer toute ma vie, Que d'jamais rire à ce prix-là . . Ça voidait ben dire que je riais de Charles, qui soutient sa mère . . ah ! dieu ! il me semble l'entendre, c'te petite Marie ! ça «'fait un effet dans l'coeur! .. et puis quand elle m'a regardé avec «es yeux si . . il me semble la voir, et ça m'fait encore un effet . . ça fait deux effets qu'ça m'fait . . dans le coeur, CEllc sort.) JACQUES, s e u t. 17 tous les detix!..c'te bonne petite Marie ! elle a du chagrin!.. (Pleurant) et «lire que j'en ai ri! c'est ça que je ne peux pas avaler! . . d'puis que j'y ons fuit c'tc peiuo-là, j'ons sur l'estomac comme un poids de cent livres . . avec ça que j'ons mangé d'ia galette tonte chaude ù c'matin! gn'y a rien qui fasse autant d'inal comme d'avoir sur la conscience une mauvaise action, et de la pâte ferme! aussi préparerai ma faute! je l'jurons! foi d'Jacques, que je la réparerai! . . et pas plus tard que bientôt! . . Scène VIII. J A C Q U E S, F RANCOEUR. FRANCOEUR, sortant do la ferme. Eh! bien, grand garçon, nous ne sommes pas encore conscrit cette année? JACOUES. Bah! laissez-donc! ce n'est pas tous les jours fête! il y a trois ans que j'ons tiré, et que j'ons amené l'bon numéro. FRANCOEUR. Ah! oui dà! et tu n'en es pas fâché, n'est-ce pas? .JACOUES. C'est-à-dire, j'en étions content dans l'moment; je m'di- sions: eh! ben^ ma foi! puisque l'sort n'veut pas que j'soyons .soldat, tant mieux! j'resterons à la charrue, on n'est pas si exposé, et puisqu'on dit qu'Ia guerre est une belle chose quand on en revient, en n'y allant pas, c'est comme si on en était revenu. FRANCOEUR. Parfaitement raisonné ! JACQURS. Oui, mais à présent j'disous plus ça, j'somines fâihé de n'être pas militaire. FRANCOEUR. Toi! ah! par exemple! est-ce que tu serais brave? JACQUK8. Tiens! j'erois ben! . . pourquoi donc que vous me dites Ça? pourquoi donc que je n Vrais pas brave comme un autre?.. Le Conscrit. R. No. 54. I 2 J 1S croyez-vous parc'qn'on n'a pas un habit d'uniforme sur l'dos, qu'ça empêche d'avoir du coeur au ventre. FRANCOEUR. Touche-là, mon garçon! lu es un hou enfant! il serait a souhaiter que ce pauvre Charles, qui se désole, pensât comme toi . . . JACQUES. Ah! dame! ça, c'est différent! . . peut-être bon qu'si j'é- fcions à ga place, ('penserions comme lui. FRANCOEUR. Pourquoi cela? JACQUES. Parc'que si j'étions à sa place, j'serions aimé de mamzelle Marie, puisqu'elle l'aime! . . et vous sentez la peine qn'ça doit leux y faire de s'qiiilter! FRANCOEUR. Quand le devoir commande . • JACQUES. Vraiment oui, quand le devoir commande! . . c'est ce que j'di», moi !.. et ça n'empêche pas que j'ies plains d'tout mon coeur! . . . FRANCOEUR. Et ce matin, tu riais! JACQUES. C'est possible, mais à c't'heure, j'ies plains, parc'que je savons c'que c'est qu'un amant . . FRANCOEUR. Aimé? . . . JACQUES. Hum? . . plaît-il, sergent? . . FRANCOKUR. Tu sais ce que c'est qu'un amant aimé? . . JACQUES. Aimé? . . non: je n'savons pas c'que c'est qu'un amant aimé . . mais j'savons c'que c'est qu'un amant qui aime, p< ir «xeinple! . . et quand on aime . . (A part) et qu'on a fait d'Ia peme à celle . . FRANCOEUR. Qu'est-ce que tu dis donc ? 1!) JACQUES. JMis que c'panv' Charles est ben â i)Jaiiidre, et sa pauvre mère qui n'a qu'Iui, qu'est-ce qu'elle va devenir? ah! ça, dites- moi donc, sergent, est-c'qu'il n'pourrait pas s'faire remplacer? FRANCOEUR. Cela serait difficile! et ça conterait beaucoup d'argent . . et puis d'un autre côté, vois-tu, Charles est un gentil garçon, on n'accepterait pour son remplaçant, qu'un homme qui le valût à-peu-près . . JACQUES. Et s'il s'en trouvait nn qui valut mieux qu'Iui? . . vous donneriez du retour? FRANCOEUR. De qui veux-tu parler? JACQUES. Quand {Misons mieux qn'lui, il m'semble que c'est vous «n dire assez . . mesurez sa taille et la mienne . . FRANCOEUR. Ah! c'est de toi que tu parles? JACQUES. Parguenne, vous l'voyez bien ! .. mesurez nos deux tailles, et vous verrez qu'en ine prenant à sa place, vous gagnerez an moins un tiers en longueur . . FRANCOEUR. Cest juste! JACQUES. C'est-à-dire, c'est juste . . c'n'est pourtant pas un tiers tout juste . . un tiers et queuqu'chose : sans compter qu'il n'a pas les jambes tournées comme les miennes; il a des petites jambes toutes courtes, toutes rondes, c'est pas avec ça qu'on fuit son chemin! . . regardez-moi ces jambes-là! . . v'ià des jambes de fantassin! . • et ces cuisses-là, comme ça fait le pain de sucre! . . FRANCOEUR. Charles n'est pas mal fait non plus. JACQUES. C'est-à-dire, il a le caractère bien fait, c'est un bon enfant.. FRANCOEUR. Ah! ça, voyons, décidément, tu as donc du gout pour l'état militaire? [ 2* 1 ■20 JACQUES. Heaueoup dans c'momeiil (i-ci . . c'est p't-être une idée que je m'fais, mais j'in'imagine que j'sommes né pour aut' chose que pour conduire la charrue et les boeufs . . c'est-à- dire, les boeufs et la charme . . j'mettais la charrue avant les boeufs . . et mener les ânes au moulin 1 .. c'est pas amusant un âne • . faut toujours être après! . . aye , . donc! chien d'âue! . . hein? qu'en dites-vous? FRANCOEUR. C'est selon. JACQUES. Et un boeuf.' • . comme c'est monotone! . . FRANCOEUR. Cela dépend ! à la guerre, vois-tn, on n'a pas toutes ses aises. JACQUES. Je sais bien qu'on mange d'ia vache enragée, mais ça se trouve bien, moi qui n'aime pas le boeuf! et puis ici, on m'fait toujours dîner tout seul, c'est ennuyant; au moins, quand je serai soldat, j'mangVai à la gamelle, ou est en société, c'est agréable, c'est comme si l'on dînait en ville tous les jours. FUANCOEUR. Il est sûr que rien n'est plus gai qu'une caserne. JACQUES. D'ailleurs, j'voulons voyager, j'voulons voir dieux l'étranger les beaux sites, les belles terres . . . mais à une condition, ça s'rait qu'vous pussiez me faire donner tout d'suite un habit d'uniforme. FRANCOEUR. C'est bien facile. JACQUES. J'vous en prie! FRANCOEUB. C'est ton dernier mot? JACQUES. Oui, fvous Tons déjà dit. Am: T)u vnu(faille du Secret île ninilnme. C'en est fait, je suis militaire, Mon .sergent, e'est un parti pris! FRANCOKUR. Mon efier, sur ee que tu vas faire, Consulte au moins quelques amis. 21 Avant de quitter le village. Comme à ton sort il faut songer, A Lien réfléchir je l'engage. JACÇUES. Moi, j'voul engage â m'engager. ENSEMBLE. JACÇUES. C'en est fait, je suis militaire! Mon sergent, c'est un parti pris. Tour l'action que je vais l'aire, De mon coeur seul je prends l'avis, FHANCOEUK. Avant de te fair' militaire, Avant qu'ee n'soit un parti pris, Mon cher, sur ce que tu vas faire, Consulte au moins quelques amis. (Ils sortent.) Scène IX. MARIE, seule; elle lient d'une main le havresac de de Charles, et de l'autre divers effets. Ah! mon dieu! mon dieu! quelle pénible occupation qu* les préparatifs d'un départ! . . . nous séparer! . . . peut-être pour toujours . . enfin! v'ià ses affaires hen arrangées! , ■ il se souviendra quVest moi qui ai préparé tout ça! AIRS Ce que j'éprouve en vous voyant. Kn revoyant tous ces objets, Je veux que jamais il n'oublie, yu'en pleurant, la pauvre Marie, Du départ qui causa ses r'grels, Fit cll'-mèin' les tristes apprêts. Ces marques de ma prévoyance, Loin d'nioi charmeront ses loisirs: (bis) 11 est dous de tromper l'absence, Kn l'occupant de souvenirs. 22 Scène X. MARIE, CHAULES. CHARLES. Ah! c'est toi, ina bonne amie? MARIE. Tiens, Charles, v'ià ton havresac; j'ai préparé moi-même tous les objets qu'il renferme, j'n'ons pas voulu qu'd'autreg que moi v touchent . . . n * CHARLES. Que d'bontés! x MARIE. Pourquoi ai-je été forcée d'ies avoir, ces bontés-là! . . t dire qu'on n'a pas pu réunir la somme nécessaire pour te faire remplacer! CHARLES. Ma mère voulait vendre sa chaumière et les quatre arpens d'terre qui en dépendent, mais j'u'l'ons pas voulu. MARIE. Tu as bien fait, mon ami ! . . malgré la peine que m'cause ton départ, j'sommes beu aise que tu aj es conservé l'modeste héritage de tes pères. CHARLES. Tu m'approuves donc? MARIE. Oui. CHARLES. Tant mieux! c'est une consolation pour moi d'emporter ton estime ! . . . adieu, ma chère Marie ! mille fois adieu !. • MARIE, pleurant. Adieu, mon ami! adieu, mon bon p'tit Charles! ... ah! ça,monsieur, j'espère que vous n'srez pas inconstant? CHARLES. Je te le jure! MARIE. Air: Comme il m'aimait. Pensez & moi ! Si par fois vous aviez l'envie De trahir un instant ma foi, Pour résister, pensez à moi. Si vous voyez loin d'vot' patrie, Quelque femme jeune el jolie, Pensez à moi I 23 CHARLES. Toujours! . . • dis-moi, Marie, (u auras bien soin d'ma mère, n'est-ce pas, ta iras la yoir tous les jours. MARIE. Oui, mon ami ! . . Ain : A Vâge heureux de quatorze ans. Ta bonn* mère! oh! comni' je l'aim'rai, Mes soins lui prouv'ront ma tendresse; En ton absence, je serai L'heureux appui Je sa vieillesse. J'irui iju'eir me dise chaque jour, MYroyaut déjà île la famille: En ottmdaat que mon fils soit d'retour, Pour lui viens lu'embrusser, ma fille, (On entend battre le rappel.) CHARLES. C'est le rappel ! . . MARIE, très-émuc. Ah! mon (lieu! . . (Elle met la main sur son coeur.) chari.es. Air: Vos maris en Palestine. Le tambour se fait entendre, ( Ysl le signal de départ! . . Et je dois sans plus attendre, Voler sous mon étendard! Je s'rais, tu dois me comprendre, Honteux du moindre retard. (bis) (On entend do nouveau le rappel.) Le tambour se fait entendre! C'est le signal du départ. (Il sort, Mario court après lui.) MARIE, voulant le retenir dans le fond du théâtre. Encore un mot! CHARLES. Je n'ai plus que le temps d'aller faire mes adieux à ma mère! MARIE. AIR : Mon coeur à l'espoir s'abandonne. Va, mou ami, cours embrasser ta mère, C'est lo devoir le plus sacré; 21 Dis-lui, que (le sa peine amère, C'est moi qui la consolerai. CHARLES. Ma bonne mère et toi, Marie, Egalement vous régnez sur mon coeur, Car, j'en conviens, si je lui dois lu vie, Peut-être un jour, je te d'vrai le bonheur. ENSEMBLE. MARIE. Va, mon ami, etc. CHARLES. Oui, je m'en vais auprès de ma bonn' mère ! En l'embrassant, je lui prouvYai Combien sa tendresse m'est chère, iVnion mieux, je la consolerai! Scène XL MARIE, seule. Si j'avions su qu'ça m'Fit tant tl'peine de l'voir partir, je ne serions pas restée ici, j'aurions été dieux ma tante qui d'meure au village voisin; ah! . . qu'ça fait d'inal d'aimer un jeune homme qui s'en va ! . . Scène XII. MARIE, JACQUES, en habit militaire, JACQUES. AlRt Me voilà. Me voilà! (bis) En habit militaire. MARIE. Qu'est cela! (bis) JACQUES, l'arbïcu! c'est moi, ma chère • Mi- > ..llà .' Me voilà.' 25 MARIE. Est-ce que tous partez aussi? JACQUES. Oui, mamzelle. MARIE. Il m'semblait qn'vous n'étiez pas d'ia conscription de cette année. JACQUES. J'en étions pas, mais j'en sommes.. Dites-moi donc, mamzelle Marie, trouvez-vous que c't'habit-là m'aille? MARIE. Comment ! JACQUES. J'vous d'mande si vous trouvez que ce habit-ci m'aille. MARIE. Oui ! vous avez une jolie tournure! je crois que vous ferez un beau militaire. JACQUES. Je l'espérons ben! MARIE. Vous? . • vous êtes bien fait pour le métier des armes! JACQUES. Qu'est-ce qu'il me manque donc! • • • d'ailleurs, on s'accoutume ^ tout. Air: Des Amazones, J'ons cultivé le sol de la patrie, Pour elle encor j'f'rai c'que j'pourrai du moins, Un' bonne mère est-elle plus chérie, Que par l'enfant qui la combla de soins! Aisément vous devez comprendre, Not' dévoûment pour le Roi, pour l'Était Plus on les aiiu', mieux on sait les défendre; Un laboureur doit faire un bon soldat! MARIE. C'est ce costume qui vous donne du coeur? JACQUES. Non, mamzelle, j'en avais avant, et quoiqu'qu' vous me plaisantiez sur ma tournure, il y a^Ia (touchant «on coeur) queu- que chose qui me dit que c't'habit-là în'va mieux quTautre. 2ti MARIK. Du moment où c'est l'avis de M. Jacques! . JACQUES. Ça s'rait beu l'vôt' aussi, si yous saviez il'quoi il r'tourue. MARIE. Expliquez-vous, Jacques? . , JACQUES. J'vous aime bien, moi, mamzelle ! MARIE. Oui, vous m'en avez donné une belle preuve! JACQUES. J'vous dis que j'vous aime ! et ben tendrement, encore !.. y en a qui vous fraient des sermeus, qui tomberaient à vos genoux, et qui vous diraient dans leux désespoir: non, main- zelle . . . c'est-à-dire, oui, mamzelle, puisque vous eu aimez un autre, je me mocque de la vie comme de l'an quarante! j'vas m'périr. . ; ou ben j'vas m'noyer! . . . c'est des bêtises, c'est pas comme ça qu'on prouve sou amour, MARIE. Nou, c'est en se réjouissant des chagrins d'Ia personne qui n'a pu accepter votre hommage, n'est-ce pas ? JACQUES. Du tout! c'est pas comme ça non plus! v'ià comme ou fait: on s'promène eu long- et en large d'un air rêveur, on réfléchit, et on dit comme ça en réfléchissant tout seul: elle est pourtant bien aimable, c'te p'tîte Marie.' . . et bonne! ah! dam 1 ! pour bonne, elle l'est autant qu'elle est jolie! et je l'ai aifligée! . . . comme je serions heureux d'faire queuqu'chose qui lui fût ben agréable! . . . alors on cherche, voyez-vous! on cherche c'qui peut vous l'aire plaisir ... et à force de chercher, queuqu'fois on trouve . . . MARIE. Et qu'avez-vous trouvé? JACQUES. Vous le saurez bientôt, et vous verrez que ce pauvre Jacques n'est pas si uoir, qu'il ne sache réparer une faute. MARIE. Du moment où vous êtes repentant, Jacques . . • iout est réparé. 27 JACQUES. Pas encore! mais ça n'tard'ra pas. (On entend dans le lointain la ritournelle de l'air suivant, 1 laquelle est mêlé le son des tambours.) MARIE. Ah! mon dieu! v'ià qu'ils vont partir! JACQUES. Un instant ! faut qu'ils s'arrêtent ici, je v'nons d'm'en informer . . . ainsi, tranquillisez-vous . . . moi, j'allons dire adieu à mes chevaux, (il entre dans décurie) Oh ! là ! lie, la grise !... Scène XIII. Les Précédkns, GERMAINE, « sa porte, soutenant MARIE, FRANCOEUR, conduisant les conscrits, deux Tambours, Hommes et Femmes du Village. FRANCOEUR, conduisant les conscrits. Air: De Michel et Christine. Brav's jeunes gens, séchez vos larmes, Vous reverrez vos bons pareils ; Fiers de la gloire de vos armes, Vous s'rez plus dign's d'être leurs enfans. Allons, voyons, en rang il l'aut vous mettre, Attention ! l'appel va commencer ? . . (11 tient la liste et appelle: à chaque nom on répond: Présent!) Thomas Bertrand! . . Simon Canclou! . . Louis Robinet! . . Joseph Ledru! . . Charles Du mon t.! . . (On ne répond pas.) GERMAINE et MARIE, étonnées. Ah! mon dieu! où est-il donc? Scène XIV. Les PrIcedens, JACQUES. FRANCOEUR, appelant plut fort. Charles Dûment! Présent. 28 GERMAINE ET MARIE. C'est Charles qu'on appelle. JACQUES. Présent, GERMAINE ET MARIE, Comment . . c'est toi? Jacques, achevant le couplet. Eh ! oui ! c'est moi qui vais le remplacer, Si vous voulez bien le permettre. TOUS, avec ëtonnement. Eh! quoi! c'est lui qui va le remplacer, Si l'on »eut bien le lui permettre. CHOEUR GÉNÉRAL, Air: De la Sorbonne, Quoi! c'est lui, Aujourd'hui, Qui pour Charle Parle! II devient son remplaçant J C'est vraiment Bien étonnant ! Scène XV. Les Pkécisdens, CHARLES. CHARLES, accourant, Pardon, M. Francoenr, c'est ma mère qui m'a r'tenu; elle a tant pleuré, c te pauv' femme, mais enfin, jTons lien embrassée, et me v'ia! JACQUES. Eh! ben, tu peux retourner d'où tu viens, CHARLES. Çu'est-ce qu'il dit donc, celui-là? (le reconnaissant) Tiens! c'est Jacques !.. tu pars donc avec nous ? JACQUK Non! je pars avec eux. 29 MARIE, Il remplace quelqu'un. 1 CHAULES. C'est peut-être le fils de M. le Maire? JACQUES. Non, c'est l'enfant de ta mère. CHARLES, lui prenant la main. Il se pourrait! . . quoi! mon ami? . . mais non! je ne le souffrirai pas! qui! moi T te laisser partir à ma place! allons donc! on me prendrait pour un lâche, et cette idée seule me fait rougir! . • • Air: 3hn Galoubet. Oh! non, jamais! Sous le coup d'une halle ennemie, Si par malheur tu succombais! Je dirais donc, l'aine flétrie, C'est pour moi qu'il perdit la vie! Oh ! non, jamais! JACQUES, C'est comme si tu chantais! j'y sommes ben décidé! je voulons prouver à inamzelle Marie qu'elle s'est trompée sur mon compte! . . d'ailleurs, toi, tu as ta mère qui a besoin de toi! qui l'aime . , et . . une autre qui t'aime aussi . . au lieur que moi, je n'tiens à personne ici.. personne ne m'aime.. ah! si, il y a la Grise . . Adieu, Marie! adieu, Charles! . . chérissez-vous, vous serez heureux : vous, Charles, vivez pour elle; tous, Marie, vivez pour lui; et moi j'vas m'faire tuer pour vous deux!., vous verrez après si j'ai un mauvais coeur, (Pendant le choeur suivant, Charles fait à Jacques de nouvelles instances pour qu'il reste, et Jacques persiste à partir: c'est un jeu muet enlr' eux deux, qui doit être de la plus touchante expression.) TOCS Air: J)e Jean de Paris. Ah! quel heau trait! ah! quel noble courage, De ce bon Jacque, admirons 1'deVoùment! Long-temps encor, pour l'honneur du village, On parlera de cet événement. MARIE, lui donnant le havresac de Charles. Tenez, Jacques, j'avais préparé cela pour Charles . . (Elle UtadM un petit fichu) J'y l'oins aussi ce gage d'amitié, portez-le toujours, il vous rappellera notre reconnaissance. 30 JACQUES, le serrant eur son coeur. Oh! mamzfille Marie! me voilà du courage pour longtemps ! . . . FRANCOEUR, Bien! Jacques! voilà un trait qui te portera bonheur . . je te promets que tu auras de l'avancement. JACQUES. Je l'espère ben aussi! ... si j'savions dans cinq on six ans n'être pas caporal, je impartirions pas. VAUDEVILLE. JACQUES. AIR: D'une nouvelle Barcarolle. (De Carboncl.) Puisque de mon hommage, Les fcmm'u ont ri toujours, Je change de servage, La gloire s'ra mes amours, ENSEMBLE. JACÇUES. Puisque de mon hommage, etc. LKS TROIS AUTRES. A Jacqu's, rendons hommage, On l'aimera toujours! 11 change de servage, La gloiV s'ra ses amours, MARIE, au Public. A not' jeun' inililairc, Laissez prendr' son essor ; Songez qu'aux hruits de guerre Il n'est pas (ait cncor. TOUS. A not' jeun' militaire, etc. (Les conscrits de'filent, conduits par Francoeur; tous les autres acteurs et les hommes et femmes du village leur l'ont par leurs gestes les plus tendres adieux.) F I N. RÉPERTOIRE DU THÉÂTRE FRANÇAIS A BERLIN, par MM. SCRIItE, MELES VILLE, DF.LAVIGNF., TllÉAULON, RAMOND, VARNER, RÔCHEÏORT, DETILLEWKUT», Dll- "VERGERS, LOCKROY, ClIAHOT, DF.COURCY, VILLENEUVE, St. IIlLAIRE, Mazbkb», «m«mouche, Warin, Mertille, Leroux, HuptN, Dartois, Brazier, Bayard, IturoiiT, lli i.i.stre-I'oirson, Wapflard, Bonjour, Fulgence etc. GRAND IN 8, CHAQUE PIÈCE SB FEND SliP tllÉMENT. I. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. En Vente; Mes derniers vingt sols. (4gr.) 11 29. Malvina, ou : un Mariage d'in- clination. (8gr.) [• 30. L'Ambassadeur. (6gr.) '< Les Moralistes. (6gr.) ! 31. Un dernier Jour de Fortune. \ 32. (4gr.) _ \ 33. Les Cuisiniers diplomates. \ (4gr.) i 34. Mr. Jovial, ou: l'Huissier chansonnier. (6 gr.) 35. Le Mariage de raison. f8gr.) j 36. Le Paysan perverti. (10 gr.) ; Le»premiereaamours, (Ogr.) ' 37. Tliéobald, ou: le Retour de ' 38. Kussic. (6gr.) \ Madame de St.-Agncs. (6gr.) | 39. Yelva, on i L'orpheline Russe. 1 (6gr.) , 40- La jeune Marraine. (6gr.) ] Simple Histoire. (6gr.) V 41. Léonide, ou: la Vieille de [' Surcsne. (8 gr.) I 42. La Somnambule, ((igr.) J 43. Le Diplomate, (6gr.) ' 44. La Ouarantaine. (4gr.) I Le Cousin Frédéric, ou: la i 45. Correspondance. (4gr.) 1 46. La Lune de Miel. (8 gr.) \ 47. La Demoiselle a marier, ou : \ 48. la premièreRntrevue. (Ogr.) > L'Héritière, (4gr.) H 49. Le jeune Mari. (8gr.) , 50. Le vieux Général, (6 gr.) ' 51. Le vieux Mari. (8gr.) ; 52. La Maîtresse. (Ogr.) | 0 ;(. La Mansarde des Artistes. ^ 54. (6gr.) La Haine d'une Femme, ou : le jeune homme à marier. (4gr.) Les Perroquets de la mère Philippe, (6gr.) Tony, ou: les canards. (6gr.) Le Confident, (4gr.) Angéliuc, ou: la champenoise. (6gr.) La Mère au bal et la Fille a la maison. (6gr.) Marie Mignot. l.8gr.) Ayant , pendant et après. (H ,s r -i L'école «les \ ieillards. (8gr.) Le nouveau Pourccaugnar. (6 e r - ) . La Suite il un bal masque. {6gr.> Un Moment d'imprudence. (6ff«-.) LePre'cepttur dans l'embarras. (6gr.) Valérie. (fîgr.) La seconde année. (6gr.) Louise, ou; la Réparation. (6gr.) La Mère rivale. (6gr.) Le Matin et le soir. (6g»\) Le H oui a u d'une heure. (4gr.) La Semaine des amours. (6 gr.) La Manie des places. (6 gr.) Le Menteur véridiqu«, t4 g 1 *-) L'artiste. (6 gr.) Michel et Christine, (fi gr.) Les trois Quartiers (lOgr.) Le Conscrit. (4 gr.) Chez Ad. Mt. SCHLKS1NGRR, Libraire et Éditeur de Musique à Berlin, un 1er don Lîndcn No. 34,