Répertoire du Théâtre français à Berlin. Deuxième Série. No. 15. t'Es DEUX VOLEURS. COMEDIE US ACTE tt Kil (W08F, 'ni. in: i i i » i:\ et iibi it u. Répertoire No. 205. BERLIN, 1842. Ui. Sçltle$int)tr, Libraire et Éditeur de Musique. | Un ter il r 11 Lin tien Nu- 3+. J Cr. III S»r. iS n'Ir.) LES DEUX VOJLEUJRS, COMEDIE EN UN ACTE ET EN PROSE, PAH MM. I» E I. •'" I' V K \ et BRUNSWICK. PERSOJTVAGKS. ACTEURS. I.E MARQUIS DE SOI.ANGES Mr. GULRY. GIHEI.IX, greffier te lieutenant de police Mr. FRANCISQUE. JEAN HE BEAUVAIS Mr. DELV1L. adei.ine, Feim.....le Gfbelin Mlle. EDELIN. DOMESTIQUES. '» scène se passe à Marly, dans la maison de campagne de Gibelin, en 1770. °0000c000000O000Q00000000O0000O000000000000000©000O0000000O Ihéatre représente un petit salon. - Porte nu fond. Fenêtre à gauche, au dernier plan. Adroite, l'entrée d'une bibliothèque) à gauche, une porte conduisant .1 un cabinet il" travail. Une table chargée de papiers. Scène I. LE MARQUIS, seul. (Au lever du rideau, il fait nuit. La porte du fond s'ouvre. Un domestique entre doucement. Il se dirige h pus de loup vers la croisée, l'ouvre et fait un signe an marquis qui est censé sous la jenètre; puis, il prend sous un fauteuil une échelle de corde qu'il lance dans le jardin. Il tient un bout de l'échelle et aide le marquis à s'introduire dans l'appartement, ensuite il la cache dans un coin du balcon et ferme la croisée.) Vive Dieu!... m'y voici! (S'approchant de la porte du fond.) liai n'est pas encore fini?... A merveille. (Pendant ce temps, le domestique a ouvert la porte de gauche, et fait signe an marquis qu'il pourra se cacher dans le cabinet, puis ,ti sort par le fond après avoir reçu une bourse du marquis. Cette petite pantomime a lieu pendant que l'orchestre exécute pianissimo une con- lépertoire No. 265. (2. Série No. 15.) 1 a LES DEUX VOLEUHS. tredanse.) Ah! nous verrons, charmante Adeline, si l'on se moque impunément du marquis de Solanges!... Vous me laissez m'enivrcr d'espoir, et, lorsque je reviens de Versailles, où mon service prés du roi m'avait retenu vingt-quatre heures, j'apprends, quoi? que vous vous mariez aujourd'hui même.... à la campagne.... dans cette maison.... et avec un monsieur Gibelin!... PardieuJ cela crie vengeance!... Le marquis de Solangcs n'a jamais été roué de cette façon, ma toute belle !.. Ah! vous m'exposes aux railleries de mes amis!... Lh bien! me voici chez votre époux ... la nuit de vos noees!... («race à mon messager, qui ne peut tarder à venir, le Gibelin va courir les champs et j'aurai votre bouquet de mariée!... Eh! c'est hardi ce que je fais!... Hardi!... pourquoi?... L'époux n'est qu'un petit greffier du lieutenant de police.... qu'oserait-il contre moi.... neveu du premier ministre? Je n'ai qu'à me nommer pour qu'on s'incline devant ma noblesse!... Voyons, il s'agit d'attendre patiemment l'heure du berger!... Mais, voici quelqu'un, je crois; pour éviter toute surprise, j'entre dans ce cabinet, et de là, j'épierai le moment favorable. ÇIl entre dans le cabinet de gauche.) (I,a ritournelle finale annonce l'arrivée de quelqu'un. Aussitôt le marquis court an cabinet de gauche, et s'y enferme au moment oh Jean de Beauvais entre par le fond. Ces- deux moituemevs doivent être simultanés.^) Scène IL JEAN DE BEAUVAIS, seul. Il est galamment vêtu. - Avec mystère. Grâce au tumulte du bal, j'ai pu m'introduire ici sans être vu de personne; voilà qui va bien, et mon plan doit réussir. Il faut avouer que c'est un tour assez original que de voler la police elle-même!... En honneur, ce tour-là est digne de moi, Jean de Beauvais, renommé parmi les voleurs lés plus ingénieux et les plus hardis de la capitale !.. aussi il faudra que le diable s'en mêle, si cette nuit même je ne parviens pas à m'empar" du riche écrin que le greffier u donné à sa jeune femme...- Tout le monde se retire.... il ne faut pas être surpris..- (^ Iant à la porte de gauche.) Houreuscment j'ai pris mes précautions, et je connais les localités!... Fermé!... Que veut dire?... Ùlbelln, en dehors. Adieu, mes chers païens: au revoir, mes chers amis. Jean, se dirigeant vers la droite. Lo greifier!. . diable. Ici la bibliothèque.... Si elle était fermée aussi!... {L'ouvrant,) SCÈNE III. :? Non!... Cne nuit de noces, on ne lit guère... j'y serai en sûreté. (Il referme sur lui In porte de In bibliothèque, et on l'entend mettre les verrous de son »ôfO Scène III. GIBELIN, ADELINE, entrant par le fond. Ils sont pré- cédès d'un domestique qui porte deux bougies qu'il pince sur la table. Gibelin, avec tjttlanterie. Par ici, Adeline, par ici!... Vous voilà ehez vous, madame Gibelin ! Aclcline. Madame?... Vraiment, ee mot m'étonne chaque fois qu'il m'est adressé! Gibelin. Tu n'y es pas faite.... Ce matin, c'était encore mademoiselle.... Dam! le mariage, ça change bien des habitudes- mais on s'y fait, je t'assure, et très facilement.... (Au domestique qui est nu fond.) Ah! ça, écoute-moi.... Va rejoindre (es camarades.... vous savez ce que je vous ai promis?... Allez au village voisin; buvez, chantez, dansez, et ne reparaissez ici que demain matin!... (Le domestique sort.) Enfin, nous sommes seuls, et je t'avoue, chère Adeline, que j'avais besoin dccalme et de tranquillité. Nos parens et nos amis ont trop bruyamment exprimé leur allégresse.... c'était un bruit.... un brouhaha!... Aileline, s'asscyant. Je vous avouerai aussi que je désirerais un peu de repos! Gibelin, Je le crois volontiers; car, en vérité, tu as trop dansé!... AdcIlnc La mariée ne peut pas refuser les invitations. Gibelin. N'importe! deux ou trois gavottes de moins n'auraient pas mal fait.... Mais nous aurons bientôt oublié le bruit et la fatigue dans celte petite maison de campagne de Marly,... Ici, pas d'affaires, pas d'ennuyeuses visites.... Quoique je sois le bras droit de M. le lieutenant de police, il a bien voulu m'accorder trois jours de congé pour que je puisse goûter en paix toutes les douceurs de la lune de miel.... (Montrant talle chargée de papiers.) Cependant, par manière d'acquit, j'ai emporté ce malin de Versailles quelques rapports à lire.... luelques paperasses à examiner.... Mais ce ne sera pas ce soir •lue je m'en occuperai.... Chère Adeline! va.... sois certaine ( l Uc jamais je n'oublierai la reconnaissance que je te dois! Adclinpj se levant. De la reconnaissance?... Mais en vous épousant j'ai assuré mon bonheur.... Vous êtes bon, indulgent, ''ami le plus dévoué de mon père.... 1* •! LES DEUX VOLEURS. fctlbcltn. C'est égal,.. on me disputait chaudement ton coeur! Adellne. Qui donc! Ces jeunes et brlllans seigneurs qui venaient à notre magasin? Ne les croyez p;is dangereux!... Dieu! sont-ils satisfaits d'eux-mêmes!... Ils pensent n'avoir qu'à se présenter pour plaire et séduire ! Gtlbclin. Tandis que moi, c'est avec timidité, avec respect, que j'ai osé demander ta main.... Et quand j'ai risqué la déclaration.... te souviens-tu?... j'ai en le soin d'attendre que ton oncle, ta (airle et tes deux cousines lussent là.... Voilà de l'amour raisonnable et solide!... Il ne ressemble pas au jargon de ces jeunes évaporés qui bourdonnaient sans cesse dans votre boutique de la rue des Arcis.... Sous prétexte d'acheter, ils venaient du matin au soir te débiter mille galanteries! Adelinc. Et j'avais beau me moquer d'eux, le lendemain Je les revoyais encore.... Oiheliii. Comment! ça ne les rebutait pas? Adcline. Au contraire!... il y en avait un surtout !.•• Quelle assiduité!... Pendant plus d'un mois, il n'a pas quitté le magasin.... A-t-il fait confectionner des bijoux! Olbclin. 11 était donc bien riclie? Adeline. Ou bien amoureux! (Aibclln. C'est juste!... Et le nom de ce soupirant d'amour? Adeline. Le marquis de Solange»! Gibelin, effraye. Ah! mon Dieu] Adelinc. Vous le connaissez? Uibclin. De réputation seulement, car Je n'ai jamais eu l'honneur de me trouver face à face avec lui.... Mais quelle réputation! C'est un des hommes les plus audacieux du royaume! On assure qu'une femme n'a jamais pu lui résister. Adelinc Oh! je le sais bien! Gibelin, alarmé. Comment! tu le sais bien?... Vous le savez biwi, madame Gibelin? Adcline. Rassurez-vous! je ne l'ai pas mieux traité que les autres.... au contraire! Ce beau marquis! il est d'une prétention, d'une vanité!... Combien je m'amusais de ses oeill»» e8, de ses déclarations.... De tous ses billets doux, j'ai fait autant d'étiquettes! Ulbelin. Bien vrai? jamais ton coeur?... Adeline. S'il en était autrement, vous aurais-jc parlé de ses poursuites? Ulbcllii. C'est juste!... Je suis un jaloux.... C'est ridicule, ça n'a pas le sens commun!... Ainsi, ma petite Adeline.». la, bien franchement, tu n'es pas trop mécontente de ton sort? SCÈNE m. 9 Adeiine. Mécontente.... Dites que j'en suis fière' Ctlbelln, se récriant, Fière! oh! oli ! Adelinc Sans doute!... c'est flatteur d'être la femme d'ua greffier! Quand ou passe dans la rue ou que l'on est à la n ro . inenade, ou entend autour de soi: ("est Mad. Gibelin! la uref- fière !... Bah?... — Oui! — Oh! oh!! — lit puis, ce n'est pas tout encore : on sait le matin ee qui s'est passé la nuit dans la ville, les vols, les duels, les tendres rendez-vous! On a tout Va de première main!... Mais c'est charmant, c'est instructif, et l'on a de quoi parler. GtlbellB. Que tu es gentille! tU' m'enchantes! lu me ravis! Allons-nous être heureux!.. Je t'aime tant!... (Il lui prend la main qu'il veut embrasser. — On entend sonner il la grille de la maison.) Qu'est-ce que c'est que ça? Atleliiic. On sonne à la grille du jardin. «Jilu-liii. Eh! bien, qù'on sonne!... Je n'y suis pas!... Je sais à ma petite femme, à mon amour, à ma tendresse.... (On sonne.) Grâce au mystère et au silence.... (On sonne de nouveau.) U y a de quoi devenir sourd. 1 ... Grâce au silence!... (On sonne toujours et sans ditcontinuer.) à la douce sympathie qui règne entre nous.... le bonheur et la félicité!... Au diable l'importun... il n'y a plus moyen de .s'entendre! (Allant h la fenêtre et criant.) finissez donc!... Vous voyez bien qu'il n'y a personne! . (Ecoutant comme si on lui parlait du dehors.) Comment?... Uein!... ,l)e la pari du premier ministre?... ,.1'lus haut!... plus haut!... Je n'entends pas!... ,,11 faut que je me rende à Versailles, a l'instant même''..." (Quittant la fenêtre.) C'est trop fort! ces Cho8e8-)à ne sout laites que pour moi. Ailcliue. Qu'allez-vous décider? uibeliu. Pardieu! j'enrageI... Mais l'ordre est précis.... M. le lieutenant de police est sans doute absent de Versailles, et il s'agit peut-être de sauver la monarchie!... Je ne puis pas déceinincnt laisser le royaume s'arranger comme il pourra.... La première nuit des noces.... comme c'est agréable!,., et puis songer que je vais te laisser seule! Adelinc. Oh! que cela ne vous inquiète pas 1 Uibelin. Pourquoi ai-je congédié tous mes gens? Adrliiie. Je ne suis pas peureuse!... Vous savez que mon père, trop occupé dans son commerce, avait confié le soin de n >on éducation à mou oncle le marin..., Avec un précepteur comme celui-là, on a pris des leçons de courage.... Je vous al tendrai bien tranquillement dans ee salon. Uibcliu. ('"est égal.... je fermerai soigneusement reite Porte.... [Il indique celle du fond.) d'elles des chambres voisines et la grille du jardin.... Là, nia bibliothèque... de ce côté mon s LES DEUX VOLEURS. cabinet de travail.... deux chambres sans issues!... La fenêtre à vingt pieds du sol.... mais, pour surcroît de précaution, les contrevens fermés à clé.... ('/'ont en fermant les contrevent.) Dans une maison isolée, toutes les mesures de sûreté doivent être prises.... (Il met la clé des contrevens dans sa poche.) Là, maintenant, je me hâte de partir.... Oh! mon Dieu, Versailles n'est qu'à une petite lieue d'ici.... dans une heure au plus tard je serai de retour... Adieu, ma jolie petite femme.... au revoir, mon Adeline.... à bientôt, madame Gibelin!... (Il tort par le fond et on l'entend fermer la porte à double tour.) Scène IV. ADELINE, seule, tout en détachant ses boucles d'oreilles et son collier, qu'elle place dans une petite cassette de maroquin rouge. A bientôt! mon mari! Maintenant que me voilà seule que vais-je faire pour attendre le retour de M. Gibelin.... Une lecture.... Oui, ça me distraira, et je vais chercher dans la bibliothèque quelque roman nouveau.... , (Elle va h la porte de la bibliothèque, et s'arrête tout h coup.) Mais, non!... mieux que cela!... j'y pense... ces rapports secrets de la police qui ont été envoyés à mon mari : ce sera bien plus amusant. (Elle prend des papiers sur la table, et lit:) „M. 1* .,greffier. Jean de Beauvais, cet adroit voleur, rode, dit-on, de- „puis quelques jours auprès de votre maison de campagne de „Marly.... Soyez sur vos gardes!..." S'attaquer à un greffier!..- quelle audace! (Regardant autour d'elle.) Je n'ai pas peur; mais cependant mon mari a bien fait de fermer toutes les portes! Mon écrin, ces beaux diamans, qui ont fait l'admiration de toute In noce.... ce serait une riche prise pour lui!... Il y en a pour trente mille livres.... (Parcourant un nouveau rapport.) Ah! mon Dieu. 1 en voici bien d'une autre!... (Lisant.') „llier, dans une ,,réunion d'ofliciers, le marquis de Solangcs a parié qu'il sau- „rait vous éloigner de votre logis, le soir même de vos noces, „ct que, profitant de votre absence, il rapporterait à ses anus „le bouquet de la mariée!" Quelle insolence! Oui, il veut sans doute se venger de mes dédains. Heureusement , je n'ai rien à craindre de lui.... Ah! que mon mari a bien fait de fermer toutes Ira portes!... (On entend le bruit d'un meuble qui l'on renverse dans la bibliothèque où est Jean de JieauvaisS) Ah! mon Dieu! il y a quelqu'un ici!... est-ce le marquis?... est-ce le voleur?... (Regardant In porte du fond.) l'as moyen de fuir! un- SCÈNE V. 7 passible d'empiéter qu'on n'arrive jusqu'à moi!... Mais j L , Ell j s perdue! Voyons, voyons, la peur ne me sauverait pus!... Tâchons, au contraire, de trouver le moyen.... Eh! mais de ee coté, {Elle indique le cabinet à gauche.) dans ee cabinet!... Oui entrons, et enfermons-nous bien vite jusqu'au retour de mon mari.... (Elle court un cabinet de gauche ; au même moment In porte s'ouvre lentement.) Ciel! comment.... là, quelqu'un aussi!... le marquis! Scène V. , ADELINE, LE MARQUIS. te JtlarqulH , entrant, à part. J'ai entendu sonner à la grille.... mon message a dû réussir, et le mari doit être déjà bien loin.... (Apercevant Adeline ~) Ah! la voilà!. Ne vous effrayez pas, belle Adeline, c'est l'amant le plus tendre, le plus passionné.... l'amour m'a tout l'ait entreprendre pour arriver jusqu'à vous.... et je.... Eh! mais vous ne paraissez pas plus étonnée que cela de ma visite?... "* Atleltne, avec sang-froid. Je savais que vous étiez ici! te MarquiH. Vous saviez?... Adeline. Hier, dans une réunion d'officiers, n'a-t-il pas été question de moi? le Marquis. Sans doute.... mais comment avez-vous appris ?... Adeliiie. La police sait tout!... (Lui montrant le rapport 'lui le concerne.) Lisez!... te Marquin, après avoir jeté les yeux sur le rapport, l'esté ! les murs ont des oreilles!... Et le greffier, après avoir lu cela, a pu consentir à s'éloigner ?... Adeline. Il n'a pas vu ce rapport! te Marquis, vivement, en remettant le papier à Adeline. Vous l'avez doue dérobe?... Adeline, jouant l'embarras. Pas moyen de vous rien cacher! te Marquis. Hein! l'ai-je bien entendu?... Mais vous m'enchantez! vous me ravissez! Adeline. Pourquoi cela? te MarquiH. Pourquoi!,.. Parce que c'est presque un aveu, un tendre aveu! et, sur mon âme, je n'en reviens pas! En me présentant à vous, je m'attendais a des reproches , à des pleurs, à de la colère, à cette collection d'épithèles char mantes que l'on me prodigue tous les jours: Scélérat, infâme! monstre!.. Pas du tout, la délicieuse Adeline me réservait un s LES DEUX VOLEUKS accueil enivrant! Ali! je l'avoue!... après le mépris dont vous avez payé mes soupirs, mes oeillades et mes dédarations en vers que j'ai fait composer par un de nos célèbres, je ne vous croyais pas susceptible de comprendre enfin tout mon mérite! Adeline. Il faut tôt ou tard ouvrir les yeux! lie Marquis^ avec enthousiasme. Se peut-il!... tant de bonheur.'... Mon adorable.... c'est à genoux..., Adeline, jouant la crainte. Chut! prenez garde que l'on ne vous entende !... le Marquis. Qui ça?... Le greffier? il court la grande route! Vos gens? ils reposent de l'autre côté de la maison! personne ici!... Adeline, vivement. C'est-co qui vous trompe.... (Montrant la porte de droite.) Là!... , lie .11 a rq m in. Qui? Adeline^ h voix basse. Mon cousin ! Le Marquis, d'un air de doute. Allons! Adeline. Chut! mon cousin Félix! te Marquis. Comment se trouve-t-il là?... Adeline. Mon étonnement a été plus grand encore que le vôtre! Après le départ de mou mari, j'entre dans ce salon; j'y trouve Félix!... Jugez de ma surprise et de mon effroi.'..- En apprenant que mon mari allait s'absenter, il s'est caché dans la maison.... J'ai voulu le chasser: impossible!... J'avais peur! je tremblais!... Tout à coup, il entend remuer dans ce cabinet- Le Marquis. Où j'étais blotti?... Adeline. Précisément.'... J'ai bien vite profité de cela pour lui dire que ma nourrice était restée ici.... qu'elle reposait là! Le Marquis. J'étais censé la nourrice?... Quelle imagination! Et le drôle a quitte la place?... Adeline. Oui, mais pour un moment.... car il attend une circonstance favorable.... Le Marquis, se diriyanl vers la bibliothèque. Je vais le jeter par les fenêtres.... 1 Adeline., l'arrêtant. Prenez garde! Le Marquis, avec fatuité. Et de quoi? Adeline. Il a mauvaise tète, il vous résisterait; ses cris feraient accourir mes gens, et tout serait perdu I Le Marquis. Eh! mais j'y pense!., vous m'aime/.!.- J e vous adore!... laissons le cousin se morfondre, et.... prenons la clé des champs. Adeline. Qu'osez-vous me proposer ?... Le Marquis. Mais rien de plus simple!-. D«M mon château de Roquencourl, à deux lieues d'ici, nous serons a ! abri des jalouxI Mon carosse est ici près, dans le petit bois. .. SCÈNE VI. 9 Qui liez nu mari qui ne saura jamais vous apprécier, auquel votre famille vous a sacrifiée.... Adeline, prêtant l'oreille. Mon cousin a marché, je crois! S'il nous surprenait ensemble!... le MarquiH. liaison de plus pour ne pua séjourner ici... Allons, chère Adeline, eonliez-vous à mon amour!... A il cl inc. Mon Dieu! sans la crainte mortelle que j'éprouve, certainement je n'aurais jamais consenti.... le MarquiH. Ah! vous êtes adorable!... Allons, mon Hélène, suivez votre Pariai.., Adeline. Le temps seulement de prendre une mante.... Tenez, chargez - vous d'abord de cette cassette, elle renferme mes bijoux!... le MarquiH C'est inutile. Adeline. J'y liens.... ils sont de famille! le MarquiH, prenant la cassette. C'est différent! Adeline, montrant la gauche. Maintenant, rentrez dans ce cabinet, et enfermez-vous.... car si Félix vous apercevait.... Allez vite!... et ne reparaissez qu'à mon signal! te Marquis. Un signal!... et lequel?... Adeline. Le premier venu.... un coup dans la main.... le MarquiH, avec amour. Je l'attends! Adeline, à part. Tu l'attendras long-temps! le MarquiH. A bientôt!... et ne me faites pas languir, mon infante! {H prend une des bougie* allumées, et entre dans le cabinet a gauche.) Scène VI. ADELINE, seule. Ah! voici mes diamans à l'abri de tout danger!... le voleur n'osera pas aller les arracher aux mains du marquis!... Implorer l'appui de M. de Solanges contre Jean de Beauvais.... cela m'était d'abord venu à la pensée.... mais j'ai réfléchi.... Il aurait fait fuir le voleur, sans doute.... mais je serais ensuite restée ■seule avec lui, et la protection qu'il m'aurait accordée Serait devenue plus dangereuse cpie les attaques du voleur.... Maintenant, je n'ai plus à redouter que M. Jean de Beauvais.... Oh! celui-là ne m'effraie guère, et s'il osait sortir.... (Voyant la porte de droite s'ouvrir doucement.) C'est lui! .. Attends!... (EW« souille vivement la bougie qui est sur la table; le théâtre devient obscur.) (Il LES DEUX VOLEURS. Scène VIL ADELINE, JEAN. Jean, restant sur le seuil de la porte. II me semblait avoir aperçu de la lumière.... je me serai trompé!... Tout le momie doit dormir, en avant mon briquet et ma lanterne sourde!... (Il se dispose h battre le briquet.) Adelinc, « mi-voix. Félix! Félix! Jean, h part, épouvanté. Qu'est-ce que e'est que ça?... Adelinc. Est-ce toi?... Jean, h part. Une voix de femme ! Adellue. Réponds-moi doue!... Est ce toi? Jean, h mi-voix. Oui ... oui, oui. (A part.) Profitons de l'erreur.... si elle appelait, je serais pris. Adelinc. Mon mari, le greffier, vient de s'endormir..., mais il a, dit-on, le sommeil bien léger.... un rien l'éveille!... prends garde.... tu serais perdu! Jean, a part. Qu'est-ce que tout ça veut dire? Adelinc. Je me suis levée bien doucement pour venir te rejoindre.... Jean, à part. Tiens! le greffier.... sitôt!... Du reste, il avait une figure qui annonçait un malheur. Adeline, jouant la tendresse. Cher Félix ! tu m'aimes donc bien? Jean, soupirant avec exagération, Ali ! Adeline. Oh! va, je ne suis pas ingrate! .. Tu le vois, tu m'as écrit, et je suis fidèle au rendez-vous.,.. N'importe, c'est bien imprudent à toi d'être venu ici.... avoue-le! Jean. Oli! oh! oh!... (À part.) Que le diable emporte M. Félix! Adeline. Tu ne sais donc pas?... le greffier a des soupçons.... il est si jaloux!... H a placé près de lui deux grands pistolets chargés!... Jean, à part. Diable! diable! diable! Adeline. Ce n'est pas tout.... ses précautions ont été. bien plus loin.... Trois domestiques, armés de fusils, sont Cachés dans le jardin.... Ils ont reçu l'ordre de faire feu sur m premier individu qu'ils apercevraient, Jean, « part. Ça devient intéressant! Adeline. Le danger nous environne.... la mort plane sur la tête!... Jean, à part. Cartouche, mon patron, protége-inoi !■ Adelinc. Mais tu ne me réponds pas.... j'ai besoin d'entendre fa voix si douce!... SCÈNE vu. Il Jean, toussant. Hum! lium! lium!... je suis enrhumé. Adeline. Pauvre ami!... Mais voyons, Félix.... donne-moi donc un conseil..,, dans le péril qui nous menace, que faut-il faire?... Jean, vivement. Il faut s'en aller! Adeline, à part. Je voudrais bien te congédier.... mais les portes et les fenêtres sont fermées.... Jean. Allons! allons!... Adeline. Te voilà encore revenu à ta première idée.... jo l'ai toujours combattue.... mais aujourd'hui mon désespoir l'emporte, et le danger que tu cours doit me décider.... je consens à ce que tu m'as proposé. Jean, h part. Qu'est-ce que je lui ai donc proposé?... Adeline. Tu le veux.... tu l'exiges.... mon coeur parle.... la raison se tait.... fuyons ensemble! Jean. Tout de suite!... Mais les trois domestiques dans le jardin?... Adeline. Nous n'aurons pas besoin de le traverser.... j'ai la clé du petit passage qui donne sur la campagne.... Jean. Vite! vite! Adeline. Ohl je veux avant tout aller chercher ce que j'ai de plus cher! Jean. Quoi donc? Adeline, avec amour. Tes lettres! Jean. A quoi bon?... inutile! Adeline. M'en séparer!... Jamais! jamais ! Jenn. Eh bien! dépèehc-toi.... et prends autre chose avec toi, tes diamans! Adeline. A-t-on besoin de cela, quand on s'aime!... Jean, impérativement. Si! si! si! Adeline. Ne te fâche pas.... ne te fâche pas !... je vais apporter mon écrin.... reste ici bien tranquille.... Jean. tSi tu allais ne pas revenir?... Adeline Quelle idée! Jean. Écoute-donc!... Adeline. Puisque je te promets!... Jean. J 0 veux un gage qui m'assure de ton retour.... QA »""■(.) Elle va m'offrir quelque bague précieuse.... c'est toujours Ça de pris.... Adeline. à part, cherchant sur elle. Je ne sais que lui donner!... (Trouvant son bouquet sous sa main.) Ah! quelle idée!.. °b! oui.... et rien que pour la singularité du fait.... Ah! monsieur le marquis, vous vouliez me dérober ce bouquet!... je vous condamne à veiller sur mes bijoux!... Et toi, qui complais me les ravir, tu seras le gardien île ces fleurs! 12 les ni;i x voleurs. Jean. Lo gage?... Adcline, h Jean, en lui donnant son bouquet qu'elle détache de sa ceinture. Le voilà!... Jean, » part, prenant le bouquet. Bien que ça !... Adcline. Reste ici, jusqu'à mon retour_____il y va «le la vie.... Songes-y bien.... si je te perds, je meurs! Jean. Oh! je tiens à ton existence! Adcline. Bien! sien!... (A part. ) Là, le marquis attend Mad. la greflièrc... ici le voleur attendra les bijoux. .. et moi, enfermée dans la bibliothèque, j'attendrai mon mari.... Bonne nuit, messieurs!... {Elle entre dans la chambre à droite et referme doucement la porte.) ScèDe VIIL JEAN, seul. Allons, allons, remettons - nous !... j'ai eu quelques instans de erainte.... moi, Jean de Beauvais, qu'ils ont surnommé l'imprenable,'... Fi donc! décidément, le ciel me protège!... Sans danger, sans travail, je vais être possesseur de ces riches pierreries... C'est la femme du greffier qui va me les remettre, qui protégera ma fuite!... Voyons.... une fois hors d'ici, que fe- rai-je?... Pardicu, je n'ai paa besoin de grands frais d'imagination!... Je salue très profondément la dame, et puis, à travers champs, au plus vite, je regagne mon louis.... Ensuite.... ensuite, je renonce au métier! grâce à la riche [irise de ce soir, et à quelques économies honnêtes, je me retire des affaires.... et je deviens honnête homme. Quelle perspective enchanteresse!... quel tableau délicieux!... n'être plus obligé de marcher dans l'ombre, de se contraindre, de changer tous les jours d'habit et de domicile!... Je me ruinais en tailleurs 1... Maintenant, au grand jour, la tète levée.... et cela, grâce à mon courage et à mon habileté.... Ma foi, vivent les gens d'esprit.... vive Jean de Beauvais!... {Il frappe dans M mains.') Scène IX. JEAN, LE MARQUIS. le Marqufn, sortant du cabinet il gauche, un flambeau à la main et la cassette sous le bras, à part. J'ai entendu le signal. Jean, à part. Aie! voilà le cousin! / te miarquiH, regardant autour de lui. Mais je ne vois pas.... (Apercevant Jean, h part.) Diable! le cousin! SCÈNE IX. 13 Jeun, « part. Il m'a aperçu! Le Marquts, à part. Pas moyen «le fuir avec Adeline! Jean, à part. Adieu mes beaux rêves! J.c Marquis, à part. Maudit amoureux! Jean, à part. Allons, de l'effronterie, de la tête pour me tirer de là!.. {Haut, avec assurance.) Monsieur, vous devez être étonné!... mais, quand vous saurez!... Le Marquis. Chut! parlons bas! Jean, Je ne demande pas mieux! Le Marquis. .\i moi non plus ! Jean. Je m'en doute! Le Marquis. Vous me connaissez donc?.., Jean. Parbleu! Le Marquis. J'ai le même avantage!... Je sais qui vous êtes, et pourquoi je vous trouve ici!... Jean, inquiet. Ah! bah! Le Marquis. Vous en doutez?.. Un mot va vous prouver que je dis la vérité! . Si le greffier vous trouve chez lui, lin , a Jean. Ne faites attention, monsieur le marquis.... (D'tm air railleur.) Et, quant à ce qui s'est passé celte nuit, soyez sans inquiétude.... je ne dirai rien.... je comprends ''importance de la discrétion; car si l'on savait que M. de ïio- langes, l'heureux vainqueur des plus grandes dames, l'homme ( |»i n'a jamais échoué dans aucune de ses entreprises amoureuses, qu'un si brillant gentilhomme enfin a été joué comme un clerc de procureur, par une petile bourgeoise, il n'y aurait pas assez de brocards pour lui à Paris et à Versailles; il serait couvert de ridicule, et perdu de réputation.... (Bas il Adclinc.) Je l'accable! j'abuse du triomphe!... le Marquifi, h part. Diable! il a raison, le greffier. Adellne, ha», au marquis, pendant que Gibelin échange quelque* mots avec Jean. Si cependant monsieur le marquis veut absolument se faire connaître? le Jlarqui* , bas et vivement. Non, non!... je m'avoue battu.... pour cette fois... les plus grands conquérans ont eu des revers ! Jean , montrant le marquis , cl prenant des airs de grand- 20 LES DEUX VOLEURS. eeigneur. Comment. cher greffier , c'est là Jean de Beau vais, ce fripon, cet adroit coquin?... Le HlarqulM. Ali! c'est trop fort!... (Il j'arrête sur un ligne d'Adcline.') Jean. Se faire passer pour moi!... par mes aïeux, l'aventure est piquante, et, en faveur de ce lion tour, je lui pardonne de m'avoir dérobé ma tabatièro, il y a quinze jours, à la sortie de T'Opéra.... ( Voyant le marquis tourner avec colère entre ses doigts une boite d'or qu'il a tirée de srt poche.") lié! justement la voilà entre ses mains.... il ose devant moi.... c'est charmant!... Gtibeliii, arrachant lestement la tabatière des maint du marquis, et h Jeun, en la lui remettant. Monseigneur! trop heureux de vous la rendre.... Jeun, la mettant dans sa poche. Vivat! voici de la police bien faite! le jnnrqiiiH, h part, en riant. Mon incognito me coûte un peu cher ! Jean. Ah! ça, cher greffier, désespéré... mais il faut que je vous laisse.... je suis de service au château. Du reste, je parlerai de vous , au petit-lever.... je vous ferai avoir de l'avancement ! «■tlbelin, « un domestique. Des flambeaux!... qu'on accompagne M. le marquis jusqu'au lias de l'escalier.... {Montrant le marquis.) Et ce misérable, au Châtelet.... TLe MarqulH, bas a Adeline. Ah! ça, mais.... 4dcllne, bas au marquis. Soyez tranquille.... une fois ce pauvre diable échappé, je trouverai le moyen.... Jean, saluant. Madame.... Adeline, montrant Jean. Mais, voyez comme monseigneur est bon!... j'aperçois là mon écrin dans sa poche ! Craignant que mes diamans ne courussent ici quelque danger, il les a pris sous sa sauvegarde!... Uiliclin Ah! monseigneur!... ce trait est d'une délicatesse!... permettez que je vous débarrasse.... Jean, remettant Vécrin à (iibelin. C'est juste.... j'oubliais.... (.1 part.) Je suis volé! I.e Marquis, bas à Adeline en lui rendant le bouquet. J'ai perdu mon pari, et il serait indigne d'un gentilhomme de garder un signe de victoire le jour d'une défaite; mais j'aurai ma revanche. Adeline, souriant. Je n'en crois rien! (Musique h l'orchestre. Jean de Beauvait salue et se retire parle fond, précédé par les domestiques qui l'éclairent, et reconduit jusqu'à ta pnrtepar Gibelin qui se coufond en salutations. Adeline fait signe aumarquit qu'elle va tout dire afin qu'on lui rende la liberté.) FIN. Clie* tuus Jes libraires et ■MUwJm it dl de musique: Méthode des Méthodes de Piano. on l.tnniK? del'nrt de jouer do cet instrument, basé sur l'analyse dos meilleures ouvrages, qui ont été fait à ce sujet et particulièrement des méthodes do iiach, MAnrtnio, TcnK, muluku, dusskk, clkmknti, saun-r, inx», CRA- itr.n, hummki. et salkbhkkn ■ il, ainsi, que sur la comparaison et l'appréciation des différents systèmes d'Exécution et de doigter des Virtuoses celèlires. II. Exercice! é liment aires, et t.tudes progressives de Mo- sehelos, Ilertini, Czerny, Cramer, Scarlalli, IlaCh ele., et III. t'tudes de Perfectionnement expressément composées par Chopin, DoMer, Iteller, Reasett, Liszt, Mendelajohn-Bertholdr, Moscheles, Itosenhayn, Tauberl, Thalherg, Wolff. Pr. net. ooinpl. 61/3 thlr. le Partie S tlllr. 2e Partie 11/3 tlilr. 3e Partie 3 tldr. pic txrUetanïrigete pi'/, thlr. Einzeln: Abtlil. I. S thlr. Abtlil. II. 11/3 tlilr. Abtlil. III. 3 thlf. A /. ABC musical Solfège avec Acg, de Piano comp exprès pour sa petito fille mères île famille. dédié" IMVfiKROV : /. Musicalischc.i ABC undGesanyiibiingen mil Ilegl. d. Piano, lien Familieiiiniittern zum Unterrichte ilirer Kinder gewidmet. 5 Livr. Pr. net. h 2/3 thlr. OOmpl. 31/3 thlr. l'r. uni. u 1 thl II. Suite de VABC musical. Soif faits. //. Leichte und forltchreitende Salfeggien fur Gesang oder Folge des unisîkftlischeii ABC. Livr. IV. net. à 2/3 thlr. ooinpl, 31/3 thlr. l'r. ord. à I thlr. wf* ooinp. exprès pour ses III. Solfège h deux voix avec Ace. de Piano, composé de 50 'erons progressives qui doivent être ///. 50 fortschreitendeSblftggicn fur zwei Stintme» (Krauen- oder Maimerstiiumen). «olfiès et vocalises. 4 Livr. Pr. ord. k 1 l|3 tlilr. 5 'rois ouvrages ont été approuvé pour les classes des Çonserretoirei roy. 'le Musique de la franco et de la Belgique, Répertoire du théâtre fraiiç à Berlin. gr . a îaa [Uerliu, Scli 1 es in r. | Ko. 1—6. [Contenant 8 pièces.] Pr. net. 1 thlr. 1. UN MARIAGE A ROMPRE, cninédic-vaudeville par l'ournier. 2. UN MONSIEUR ET UNE DAME, coinédie-vaudev. par Xavier etc — MLROPE, tragédie en 5 actes, par Voltaire. 3. LA MARQUISE DE SBNNETERRE, comédie pal Mélesville. 4. RENAUDIN I)E CAEN, comédie-vaudeville par Duvert. 5. RODQGUNE, tragédie en cinq actes, par Corneille. — L'HUMORISTE, proverbe-dramatique par Leclerq. 6. LE l'ARASITE ou hïuiochk HT nAMI'AST, comédie par Picard. No. 7- 12. [Contenant ri pièces.] l'r. net. 1 thlr. / 7. UNE CHAINE, comédie en 5 m les, par Scribe. —. L'HOTEL GARNI ou LA lkço.v singolikiik, par Desaugiers. 8. LES GANTS JAUNES, vaudeville par llayard. S. LE DÉPIT AMOUREUX, comédie par Molière. — LA MANIE IIES PROVERBES, proverbe-dramatique par Leclerq. 10. UN SECRET, comédie par llayard. 11. TIRIDATE ou comkoik et thagkdik, par Fournier. II. I.A CALOMNIE, comédie par Scribe. No. 13—18. [Contenant 8 pièces.] Pr. net. 1 tlilr. 13. LE IÎON MOYEN, coinédie-vaudev. p. Leuven. 14. LORENZINO, draine en 5 aclçs, par Alex. Dumas. 15. LES DEUX VOLEURS, comédie par Leuven et Bmnswik. — HORACE, tragédie en 5 actes, par Corneille. [Wird fortgesetzt, inouatlicli cracbeinen 2 Slucke. | ^ c